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Réhabilitation de deux pipelines dans le sud : 70% de la population d’Androy auront accès à l’or bleu

Réhabilitation de deux pipelines dans le sud  : 70% de la population d’Androy auront accès à l’or bleu

La donne va pratiquement changer  d’ici la fin de cette année.   Deux grands projets, visant à améliorer l’approvisionnement en eau potable dans cette partie de l’île sont actuellement en bonne voie.

Il ne reste plus quelques mois et le déficit, voire le manque d’eau, qui affecte les habitants de la région Androy, soit résolu. Le projet de réhabilitation et d’extension de deux pipelines qui servent de conduite d’eau souterraine pour alimenter  les communes bénéficiaires en eau, via des bornes-fontaines dans les villages, à savoir le réseau Ampotaka-Tsihombe et celui de Mandrare-Sampona avance à grand pas.

«Les travaux, prévus s’achever d’ici la fin de l’ année, sont actuellement à mi-parcours, avec respectivement un taux d’achèvement de 45% et 42%», a fait savoir Etienne Ramandimbisoa, assistant technique régional de l’Unicef dans la région Androy, lors d’une visite sur les lieux menée depuis avant-hier.

Cofinancé par le gouvernement malgache, le gouvernement japonais, l’Unicef et l’USAID, le premier axe consiste en la réhabilitation de l’ancienne conduite de 142 Km, mise en place par le gouvernement japonais en 1996. Une extension vers Faux-Cap en partant de la commune de Soaramena ainsi que l’instauration d’une nouvelle conduite entre Antanimalandy et Tsihombe en vue de renforcer le débit de l’eau acheminé dans les réservoirs d’eau et les bassins relais sont également programmées.

Ces systèmes d’adduction d’eau potable profiteront à plus de 75.000 personnes issues de 15 communes (2 pour Anosy et 13 pour Androy), représentant plus de 70% de la population dans cette dernière région où le taux d’accès à l’eau est actuellement de l’ordre de 27%. Le tout fonctionne via des sources d’énergie solaire, et non plus de groupe électrogène comme ce fut le cas auparavant.

Le litre d’eau grimpe jusqu’à 150 ariary

L’achèvement de ces projets est très attendu par la communauté locale qui doit continuer de payer des fortunes pour se ravitailler en eau. Le bidon de 20 litres coûte entre 1.500 et 2.000, voire 3.000 ariary, soit 150 ariary par litre, dans des zones sédimentaires où aucune source d’eau n’existe. C’est le cas de la commune Marovato, dans le district de Tsihombe.

 La population n’a d’autre choix que de s’adapter à la situation en diminuant leur consommation, d’après une mère d’une famille de 12 personnes, Eliviny Temena, dans la commune de Maroalimainty, dans le district d’Ambovombe, qui se contente de 60 litres d’eau par jour offerts par l’Unicef pour ses besoins quotidiens.

Fahranarison

 

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