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Madagascar il y a 100 ans

Tapons toujours !

Oui, et sans nous lasser ; nous finirons bien par l’enfoncer, ce clou-là !

Il faut qu’avec le Gouverneur nouveau qui nous arrive la question de Tamatave port de mer soit réglée une fois pour toutes ; sinon, il est probable que nous attendrons longtemps encore.

Examinons les derniers recoins du problème, et avec les yeux désillusionnés.

Comment faut-il considérer une organisation de port de mer : abri pour les navires contre les dangers de la mer, ou facilité économique pour leurs opérations commerciales ?

Depuis quelque 20 ans que cyclones et typhons ne résolvent plus que les mers du Sud et d’Extrême-Orient et se promènent de par le monde entier, on constate que les ports réputés les plus sûrs d’Europe et d’Amérique ne préservent aucunement les navires quand ils sont directement assaillis.

En 1893, pas un navire ne fut épargné dans le Port Louis de l’île Maurice ; il en est qui furent transportés en pleine ville, devant les bâtiments de la Banque !

Il apparaît donc que le mode définitif sera un retour, mais élargi d’après les précieux moyens actuels, aux règles de l’ancienne navigation réunionnaise : de décembre à avril, tout navire doit être constamment prêt à appareiller.

Il est archiprouvé que le meilleur refuge contre les fortunes de mer, c’est la mer libre.

Depuis les travaux scientifiques commencés par le Capitaine de frégate Bridet, achevés par Jean Berteau, son successeur à la Direction des Ports et Rades de notre voisine, c’est devenu un jeu pour un capitaine digne de son emploi de manœuvrer tout cyclone, surtout avec les navires de demain (y compris nos côtiers) combinant voile et moteur.

Il semble donc que la formule à arrêter c’est le quai qui va au navire ; c’est en même temps la moins coûteuse à réaliser, par conséquent, celle qui a le plus de chance d’agréer à M. Schrameck.

Des magasins de terre, pour le triage des marchandises à expédier sur mer ou en arrière.

Des allèges puissantes pour recevoir tout ce qui arrive par la voie ferrée, les routes, les canaux et bateaux côtiers, pour les apporter aux flancs des long-courriers et en recueillir tout ce que ceux-ci apportent.

Une plage de halage bien agencée pour hisser ces allèges à fond plat dès que la rade fait mauvaise mine.

Voilà ; c’est simple, débarrassé de tout ce qui est contraire à l’esprit pratique des affaires.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

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