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Vérifications de la liste électorale : les électeurs réticents

Vérifications de la liste électorale : les électeurs réticents

Des personnalités pensent que l’élargissement de la période d’inscription sur la liste électorale permet d’obtenir plus d’électeurs. L’initiative se heurte cependant au code électoral.

Comment parvenir à l’objectif fixé par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’avoir au moins dix millions d’électeurs ? C’est la principale interrogation d’une partie de la société civile, du moins celles qui sont concernées par le processus électoral. Il apparaît en effet qu’en dépit des appels incessants de la part des responsables, les électeurs rechignent à l’idée de venir auprès du «fokontany» pour vérifier si leur nom figure sur la liste électorale.

A ce titre, hier, un membre de la société civile a proposé que la date de l’arrêtage provisoire de la liste électorale soit repoussée afin de donner plus de chance aux futurs électeurs de se rendre au fokontany. Le président du Sénat ne s’est d’ailleurs pas non plus opposé à cette initiative pourvu que cela n’impacte pas sur le calendrier électoral. Les élections, du moins la présidentielle, sont en effet censées se dérouler à la fin novembre.

Priorité

Cette initiative, qui n’est pas encore à l’étude, risque cependant d’être source de conflit par rapport aux textes en vigueur, notamment le Code électoral. Celui-ci impose d’ailleurs une révision annuelle de la liste électorale du 1er décembre au 31 janvier et l’arrêtage définitif le 15 avril.

Cette procédure, enclenchée par la Ceni lors d’une cérémonie en grande pompe à Mahajanga, entre déjà dans sa dernière ligne droite. L’arrêtage provisoire de la liste électorale se fera aujourd’hui. Mais les électeurs disposent encore de vingt jours avant que les dés soient jetés. L’article 34 du Code électoral stipule d’ailleurs que «La liste arrêtée définitivement le 15 avril de l’année est la seule liste valide pour toutes les opérations électorales de l’année en cours et elle reste valide jusqu’au 15 avril de l’année suivante». L’organe en charge des préparatifs ne pourra pas outrepasser cette disposition à moins que le gouvernement fasse adopter un nouveau code électoral auprès du Parlement. Ce qui ne semble pas, à l’heure actuelle, être une priorité pour le régime.

Quoi qu’il en soit, le manque d’enthousiasme des électeurs ne semble pas lié seulement à l’insuffisance de communication et de sensibilisation de la part des parties prenantes, et encore moins aux difficultés techniques. Il est évident que l’appréhension d’une partie de la population de la pratique politique prend le dessus. En effet, selon les observateurs, le taux de participation des électeurs ne cesse de diminuer car la population se désintéresse de plus en plus de la politique. En dépit des élections, par conséquent, le régime demeure instable car les dirigeants sont mal élus.

Un membre de la société civile avait d’ailleurs indiqué hier qu’à partir du moment où les dirigeants sont mal élus, c’est la porte ouverte à d’autres tensions. Et pour cause, la population ne se reconnaît pas par rapport à ceux qui détiennent le pouvoir. C’est d’ailleurs le cas depuis ces dernières années.

Rakoto

 

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