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Maroantsetra : les touristes gênent les trafiquants

Maroantsetra : les touristes gênent  les trafiquants

Les touristes qui viennent souvent en masse, pour visiter les parcs et les réserves naturelles de Maroantsetra et leurs environs, dérangent et gênent les exploitants de bois précieux dans ces forêts et ce, depuis quelques années. C’est un constat qu’a partagé Armand Marozafy, coordonnateur régional du réseau Lampogno Analanjirofo, organisme membre de la Coalition nationale de plaidoyer environnementale (CNPE), interviewé par une chaîne de radio locale. Des informations que confirment également Clovis Razafimalala, coordinateur régional de la CNPE, également connu comme étant un militant écologiste, ayant dénoncé le trafic de bois précieux dans cette partie de l’île.

Clovis Razafimalala affirme que «ces touristes sont des témoins oculaires des activités de ces exploitants, des trafics. Ils prennent des photos jusqu’au point de présenter des rapports aux bailleurs de fonds et aux gestionnaires des parcs». En témoignent effectivement des centaines de clichés réalisés par des touristes et des voyageurs, publiés sur le web.

Perturbations des vols

Aussi, les vols d’Air Madagascar à destination de Maroantsetra sont souvent perturbés, voire annulés, notamment pendant la haute saison touristique. Pourtant, la faune et la flore des réserves naturelles de Maroantsetra sont parmi les plus attrayantes du pays. Or, ces forêts sont en majorité envahies par les exploitants illicites. «Nous estimons que ces faits ne sont pas le fruit du hasard… Souvent, les pannes d’aéronefs sont fréquentes. Il y a quatre mois, la compagnie a annoncé que la piste était endommagée et impraticable. Or, sans qu’aucune réparation n’ait été faite en cette période de pluies, la piste est aujourd’hui praticable et les vols suivent leur cours, contrairement lors de la saison touristique mais aussi durant le pic de la campagne de vanille», a confié Armand Marozafy.

D’après ces activistes, les trafics continuent et les trafiquants trouvent toujours le moyen de contourner la loi. Le réseau Lampogno, avec le soutien de la CNPE, entreprend des actions pour freiner ces trafics mais après l’arrêt du projet Scapes, le manque de financement pose problème.

Arh.

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