Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : palette de couleurs d’un mal-vivre

Même le ciel s’y met, le bleu fausse rendez-vous en alternant avec le gris qui n’est pas de saison. Le bleu noie surtout l’âme de la population, une âme qui reflète les meurtrissures des coups que lui portent désenchantements et désespérance en raison des initiatives et entreprises qui ont hypothéqué et continuent d’aliéner  les chances de se relever. Ainsi plombé, l’horizon s’habille de noir.

Difficile de voir l’avenir en rose, rien qu’à penser, demain la couleur du sang monte à la tête, le vert de la peur paralyse les membres et glace l’esprit. Le peu de sagesse qui reste conseillerait de ne pas réfléchir, heureusement qu’à l’opposé de cette tendance à baisser les bras et à s’offrir en holocauste, devrait demeurer l’instinct de survie. Crier à l’aide ne changerait rien, le remède relève seul de cette population malheureusement aveuglée de misère. La solution consiste à stériliser la malédiction qui pèse sur le pouvoir à rendre myopes à la fois que daltoniens les gens qui le détiennent. Depuis longtemps, peu de ces gens-là ont échappé à la malédiction, nombreux en ont rapidement contracté le virus pour ne voir pas plus loin que les profits de leurs poches et ne distinguer le noir de la misère. C’est l’unique défaut véhiculé par les constitutions, mais tare combien handicapant en partage de tous les systèmes qui se sont succédé.

Il n’y a pas à faire le procès des uns et des autres, il est à l’inverse un constat dont on a omis de tenir compte : le pouvoir corrompt.

Aujourd’hui encore, le pays se trouve sous la menace de nouvelles turbulences, période que l’on ne saurait qualifier de carrefour, s’il ne s’agit que d’alterner de conducteur, sans qu’il ne soit nullement question d’une alternative entre quitter la voie cahoteuse que l’on a cheminée jusqu’ici, et emprunter une route offrant de nouvelles perspectives. Mettre des brides à ceux qui tiennent les brides constitue la priorité des préoccupations. Mais là encore on se heurte à la nécessité d’un choix d’homme : comme pour toute œuvre collective, celle-ci requiert un meneur. Une occasion pour l’élu qui s’engage à mener cette croisade, d’inaugurer une page d’or de l’histoire, histoire dans laquelle on ne feuillette encore que périodes noires avec des intervalles déclinant une gamme de gris.

Léo Raz

Les commentaires sont fermées.