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Insalubrité : Antananarivo, 1er rang en Afrique et 3e au niveau mondial

Insalubrité : Antananarivo, 1er rang en Afrique et 3e au niveau mondial

La capitale de Madagascar excelle…en termes d’insalubrité. Elle est en tête du classement des villes les plus sales en Afrique et 3e au niveau mondial, selon un résultat d’étude, sorti il y a quelques mois.

La honte. D’après une étude effectuée par le Magazine Forbes, la ville d’Antananarivo occupe le premier rang des villes les plus insalubres en Afrique. Au niveau mondial, elle ferme la marche du podium des trois villes les plus salles, derrière Addis Abeba et Brazzaville.

Dans ce classement, le continent africain comptabilise 15 sur les 25 villes concernées, dont la capitale de Madagascar, où l’insalubrité, qui vient avec son lot de maladies, est un phénomène des plus récurrents et des plus pernicieux. Le plus récent a été l’épidémie de peste pulmonaire urbaine, ayant sévi dans le pays entre août et novembre 2017.

Selon les informations, «Cette initiative vise à emmener chaque Africain à prendre conscience que quelque chose doit être fait pour que les choses changent». Mais, la concrétisation de cette attente risque d’être longue pour la ville d’Antananarivo qui, quelques jours après la Journée nationale de l’assainissement, replonge actuellement dans l’insalubrité.

Visiblement, le message que les dirigeants veulent passer à travers cette initiative et qui devrait être le début d’un changement de comportement à tous les niveaux, via le slogan «Constamment propre», n’a pas pu être transmis, comme il se doit, à la population. Dès le lendemain de cette journée, une bonne partie des habitants ont renoué avec leurs habitudes, notamment en continuant de faire leurs besoins dans les recoins de rues et même dans les espaces publics, de laisser trainer les déchets partout et d’abandonner les places de marchés, le soir, sans les nettoyer…

Défaillance du système d’assainissement

Aux comportements irresponsables et l’incivisme des Tananariviens s’ajoute également la défaillance du système d’assainissement de la capitale, qui n’arrive pas depuis des années à gérer convenablement son service en charge de la gestion des ordures, plus précisément le Service autonome pour la maintenance de la ville d’Antananarivo (Samva).

Cet établissement public à caractère commercial est actuellement endetté jusqu’au cou, selon les informations du ministre de l’Eau, de l’hygiène et des hydrocarbures, à la fin du mois de décembre dernier, avec une créance qui est estimée à environ 7 milliards d’ariary. Des dettes qui courent depuis l’ère de la Transition, d’après ce responsable, que le ministère de tutelle essaie de régler, mais à compte-gouttes.

Même si les prestataires de services, à qui le Samva doit cette somme, coopèrent toujours en attendant le règlement de leurs dus tout en assurant les travaux en cours, les récentes grèves du personnel à cause des conditions de travail déplorables risquent toujours de porter atteinte au ramassage  au quotidien des ordures des quelque 260 bacs éparpillés à travers les quartiers vers la décharge d’Andralanitra, également à bord de la saturation.

Fahranarison

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