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Madagascar il y a 100 ans

Régionalisme (2)

(Suite.)

Nos Administrateurs, pas tous, se dérobent trop facilement à nos réclamations, étant couverts par les ordres multipliés et rigides dont ils dépendent.

Il nous faut avoir affaire à des hommes qui, quand nous leur demanderons : Pourquoi vous n’avez pas fait ceci, qui était nécessaire, ne puissent nous répondre : Je n’ai pas latitude de le pouvoir faire sans ordre.

Il en serait différent s’il s’agissait d’un haut fonctionnaire qui, solidement installé dans sa région, fort des consultations qu’il aura prises des notables de la colonie européenne, aura l’obligation d’agir et sera en possession de justifier ses actes.

Le provincialisme n’est qu’une forme : preuve, les changements qui y sont continuellement portés ; tandis que le régionalisme, c’est de l’organisation, c’est du définitif, c’est une fondation.

Il est certain que des contrées comme Mananjary au sud, Maroantsetra au nord, ont des besoins propres, des nécessités locales qui doivent être pourvues ou traitées en particulier ; mais il est incontestable que toutes ces localités sont solidaires entre elles, ayant même climatologie, mêmes productions et mêmes indigènes, le tout formant une région bien caractérisée : l’Est malgache.

Le chef-lieu naturel de cette région, c’est Tamatave. Il devrait y siéger un fonctionnaire autre que le chef de la province de Tamatave et qui est en même temps le maire de Tamatave. Le titre qu’on lui appliquera devra définir ses attributions, leur étendue, leur pouvoir réel : Lieutenant Gouverneur ou Chef de la Région de l’Est.

Ce qui était prématuré il y a plus de dix ans peut se réaliser aujourd’hui.

Ce haut fonctionnaire devra disposer d’un personnel et de services spécialisés à l’Est (en dehors, bien entendu, de certains grands services généraux comme les Transports, les Postes et Télégraphes).

Nous aurons alors véritablement un homme à qui parler et qui ne pourra se dispenser de répondre. Nous en avons fini avec cet anonymat administratif, cause de l’atonie générale des affaires.

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

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