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Condamnation : bras de fer entre Ravalomanana et la Justice

Condamnation : bras de fer entre Ravalomanana  et la Justice

L’ancien président Marc Ravalomanana ne reconnaît toujours pas le verdict de la justice rendu en 2010 relatif à l’affaire du 7 février 2010. La Garde des sceaux estime par ailleurs que la peine prononcée devrait-être appliquée.

La condamnation de l’ancien président de la République Marc Ravalomanana en 2010 revient sur le tapis. En effet, hier, lors d’une rencontre avec la presse à Faravohitra, il s’est exprimé sur cette condamnation en estimant qu’une Cour criminelle ordinaire n’est pas habilitée à juger un ancien Chef d’Etat. Une prise de position à laquelle la ministre de la Justice Alexandrine Elise Rasolo a été invitée à se prononcer, hier au ministère de la Justice à Faravohitra avec les journalistes. La magistrate a indiqué pour sa part que le verdict rendu doit être appliqué.

 «Toutes les décisions de justice sont applicables à Madagascar, contrairement à ce que pensent certains», a-t-elle déclaré. En effet, pour le ministère de la Justice, l’ancien président Marc Ravalomanana a été condamné par un tribunal compétent et devrait purger sa peine. Et à elle d’ajouter,  «Nous allons lui notifier de cette décision». Après quoi, la loi lui permet de faire opposition à ce jugement.

«Néanmoins, le délai d’opposition doit être respecté». Un délai qui n’a toutefois pu être déterminé car s’agissant de détail purement technique. Sinon, «Nous procèderons à l’application de la décision de Justice», a-t-elle souligné. Il s’agira alors de son arrestation étant donné que l’ancien chef de l’Etat a été condamné en 2010 à une peine de travaux forcés à perpétuité.

Procès caduc

Pour rappel, l’ancien président de la République avait été condamné en 2010  par contumace aux travaux forcés à perpétuité. Il a été reconnu coupable de meurtre et de complicité de meurtre après deux jours d’audience, au même titre que deux officiers. En exil en Afrique du Sud, à l’époque, il n’a jamais reconnu cette condamnation mais le verdict a pesé durant tout le processus de sortie de crise entre 2009 et 2013.

A son domicile hier, l’ancien Chef de l’Etat a  souligné que «C’est un tribunal incompétent qui a jugé l’affaire avec un procès qui s’est déroulé à la hâte. Je suis un ancien président de la République, alors l’affaire doit être porté devant la Haute cour de justice et  non pas devant la Cour criminelle ordinaire». Et que, «Malgré les différentes procédures d’opposition qu’ont effectuées mes avocats durant mon absence, le jugement a été tout de même rendu. Ce procès est caduc pour moi, c’est une motivation politique. Je remets en cause l’incompétence des juges non pas la compétence des magistrats ni celle du tribunal». Il a aussi ajouté qu’il n’a pas été notifié du verdict et n’a donc aucune intention de s’y opposer.

Ouverture ?

En tout cas, à la veille de la présidentielle, le fondateur du Tiko a estimé que cette affaire a une connotation politique. Il a assuré que l’exclusion selon lui entraînera une autre crise. «Je vous laisse imaginer la suite si on refuse ma candidature». C’est à ce titre aussi qu’il a réfuté l’idée du Ni… Ni «Laissez le peuple voter librement et laissez tout le monde se porter candidat. La constitution ne stipule aucun Ni… Ni», a-t-il souligné. Et Ravalomanana a même laissé entendre qu’il est prêt à tenir une rencontre avec Rajoelina pour l’intérêt supérieur de la Nation. «Je suis même d’attaque pour un accord entre nous», a avancé l’ancien chef d’Etat. Il a cependant écarté les rumeurs selon lesquelles un accord secret a lieu entre lui et l’actuel chef de l’Etat. «Avec lui, je suis également prêt à un compromis mais j’exige à ce que nos pourparlers soient effectués devant des témoins. J’en ai assez d’être trompé après chaque consultation», a conclu Ravalomanana.

Rakoto

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