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Gouvernance : la CUA dans le viseur de l’IGE et du Bianco

Gouvernance : la CUA dans le viseur de l’IGE et  du Bianco

L’Inspection générale de l’Etat (IGE) et le Bianco ont été saisis par la conseillère municipale Lalatiana Ravololomanana pour examiner les pratiques de gouvernance au niveau de la CUA. Les deux organes se préparent à intervenir.

Le mode de gouvernance au sein de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) sera scruté à la loupe dans les jours à venir, suite à une requête déposée par la Conseillère municipale auprès de l’IGE et du Bianco de se pencher sur le compte de la CUA.

Jointe au téléphone hier, elle a  expliqué que l’IGE est déjà à pied d’œuvre depuis quelques temps. «A ma connaissance, l’IGE s’y penche déjà mais il travaille discrètement (…). Laissons le travailler, et on verra le rapport de ses investigations en fin janvier ou en début février prochain (…)», a déclaré la conseillère.

A propos du Bianco, les investigations de cet organe débutera à partir de janvier prochain, a expliqué le Directeur général de cette entité hier. «Effectivement, nous avons été saisis de ce sujet mais nous entamons les démarches y afférentes à partir de janvier. Nous allons d’abord recueillir les  déclarations de  la conseillère municipale et on verra la suite», a déclaré le numéro un du Bianco lors d’une conversation téléphonique.

En effet, Lalatiana Ravololomanana, l’une des rares opposantes siégeant au sein de la commune urbaine de la capitale en tant que conseillère estime que la bonne gouvernance n’est pas de mise au sein de la CUA. Elle martèle cependant que  «les Tananariviens méritent la transparence et une bonne gouvernance». Pour illustrer les raisons de ses prises de position, la conseillère municipale a révélé que jusqu’ici, la commune ne dispose pas encore d’un budget pour 2018.

En attente de budget pour 2018

L’article 75 de la loi n° 2014–020 relative aux ressources des Collectivités territoriales décentralisées, aux modalités d’élections, ainsi qu’à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions de leurs organes, stipule que «La session budgétaire pour chaque Collectivité territoriale décentralisée est fixée au cours de  la deuxième quinzaine du mois d’août pour les Communes ; au cours de la deuxième quinzaine du mois de septembre pour les Régions ; au cours de la première quinzaine du mois d’octobre pour les Provincez».

Toutefois, d’après l’article 83 de cette même loi, «Le Conseil peut se réunir en session extraordinaire lorsque les affaires de  la Collectivité l’exigent (…)». Sauf que jusqu’ici, la CUA n’a pas encore entamé cette démarche.

Face à la presse à Ivandry, le 2 novembre dernier, Lalatiana Ravololomanana avait dénoncé l’existence de corruption, de gabegie, de népotisme ou encore du flou dans l’octroi de marchés au sein de la municipalité de la capitale.  C’est le cas notamment du détournement des recettes venant de l’ «opération permis de construire» initiée en 2016, les recettes issues de l’exploitation des parkings par la société Easypark.

Des sources concordantes ont, en tout cas, fait part de son inquiétude par rapport à la mauvaise gestion au sein de la Direction de l’urbanisme et du développement de la CUA.

Quoi qu’il en soit, lors de la conversation téléphonique d’hier, la conseillère municipale a balayé d’un revers de main les rumeurs selon lesquelles elle aspire à la Présidence de la délégation spéciale d’Antananarivo. «Ce qui n’est pas du tout le cas. Car cela veut dire que c’est le régime actuel qui va me nommer alors que je ne peux et ne veu pas être nommée (…). Donc, je ne serai jamais PDS nommée par le pouvoir actuel (…). », a-t-elle soutenu.

J.P

 

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