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Analakely : les photographes ne font pas recette

Analakely : les photographes ne font pas recette

En cette période des fêtes, tous les marchands d’Analakely espèrent faire un maximum de bénéfice. Mais du côté des photographies qui ont même érigé des stands pour attirer leur client, l’affaire tourne au ralenti, malgré l’engouement des gens sur les lieux

«En dix ans de métier, cette année a été la pire de toutes. Et je crains que cela va de mal en pis», a déclaré hier un photographe. Selon ses dires, si auparavant, il arrive à dénicher plus d’une centaine de clichés quotidiennement auprès d’une quarantaine de clients, ces derniers temps, c’est à peine s’il réussit à prendre une quarantaine de clichés. Soit une baisse de 60% des activités.

Dépassée par la technologie

Avec l’avènement de l’appareil photo numérique, tout le monde devient photographe. De plus, tous les téléphones portables sont également équipés d’un appareil photo. Du coup, les photographes professionnels ont perdu la majeure partie de leur client.

«Des clients n’hésitent pas à ne prendre qu’une seule pose, afin de prendre d’autres photos avec leurs propres téléphones tout en servant de fond notre décor, et ce, sans même demander notre permission», a déploré un photographe. De préciser ensuite qu’il lui est pourtant difficile de ne pas plier à ce caprice, la concurrence et la rareté des clients obligent.

Ce photographe reconnait aussi que la hausse du prix d’une pose, actuellement à 1 500 ariary, contre 1 200 auparavant, y est pour quelque chose. «Avec l’effritement du pouvoir d’achat des Malgaches, auquel s’ajoute l’avancée de la technologie, il y va sans dire que notre métier est en train de disparaître», a-t-il fait savoir.

Un investissement d’au moins 500 000 d’ariary

Selon les témoignages de ces photographes, ils dépensent au moins dans les 500 000 ariary pour monter un stand. Un investissement qui comprend quelques jouets, à l’instar des petites voitures et motocyclettes, un arbre de noël bien décoré, sans oublier le chapiteau et les effets vestimentaires du Père noël.

A tout cela s’ajoute la location de la place, dans les 50 000 ariary  pour une période d’environ trois semaines, du 18 décembre au 7 janvier.

Recueilli par Sera R.

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