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Régime de taux de change: le choix de Madagascar reste justifié

Régime de taux de change: le choix de Madagascar reste justifié

La dépréciation remarquable de l’ariary sur le Marché interbancaire de devises (Mid) soulève davantage de nombreuses interrogations. Si la première explication des économistes porte essentiellement sur la forte hausse de la demande en devises étrangères, liée aux importations effectuées

par les opérateurs en cette période de fin d’année,

la régulation des taux de change appliqués par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), depuis fin 2014, est une autre raison de la forte dépréciation de la monnaie nationale.

Le cours de référence de l’euro en ariary sur ce marché, affiché hier sur le site de la BFM, est de 3 821,33 ariary et le dollar à 3.235,58 ariary. Outre divers paramètres cités, la valeur de l’ariary résulte de l’offre et de la demande en devises.

A l’occasion de la rencontre économique organisée par le Groupement des entreprises de Madagascar (Gem), mardi dernier, à l’hôtel Colbert, Alain Hervé Rasolofondraibe, gouverneur de la BFM, a tenu à préciser à ce sujet : «Le taux de change, quoi qu’il arrive, est toujours le résultat de l’offre et de la demande en devises. Si nous continuons de glisser de 2.800 à 3.800 ariary l’euro, cela voudra dire clairement que l’offre est toujours inférieure à la demande».

Selon le n°1 de la BFM,  le plus important est que la valeur d’équilibre de l’ariary continue à garder le pays dans un sentier de croissance. «Ce qui a amené cette perception de dépréciation rapide, c’est l’évolution de l’euro, essentiellement due à la parité euro dollar. 80% de nos transactions se font en dollars mais le glissement vers l’euro ne devrait normalement pas impacter significativement sur les prix des importations puisque 20% des importations sont à ce niveau là», a-t-il expliqué avant de noter que «pour 2018, nous devrions arriver à un niveau plus stable en espérant que ces problèmes d’équilibre entre l’euro et le dollar se stabilisent sur le long terme».

Régime de taux de change flottant

Certes, aucun régime de taux ne convient à tout pays, à tout moment. Pour les devises, différents paramètres entrent en jeu. Si Madagascar a choisi un régime de change fixe, le taux de l’euro par rapport à l’ariary sera maintenu mais cela aura d’autres conséquences beaucoup plus importantes. Alain Rasolofondraibe a pris comme exemple ce qui peut se passer dans ce cas- là. Selon lui, aucune entreprise à Madagascar ne sera plus capable d’exporter puisqu’elles ne seront plus compétitives.

Par ailleurs, le choix de régime de change flottant est aussi déterminé par la différence de compétitivité. A Madagascar, l’inflation tourne autour des 6 à 8%. «Nos principaux partenaires (Europe, Etats-Unis, Chine…) sont à des taux d’inflations de l’ordre de 1 à 2% par an. Chaque année, et mécaniquement dans un régime de taux de change flottant, nous allons glisser annuellement à 6% rien que pour cet aspect», a-t-il expliqué.

Pour son cas, Madagascar a choisi un régime de taux de change flottant. «Aujourd’hui, c’est le régime le mieux adapté à notre économie parce qu’il protège le plus possible des chocs extérieurs», a indiqué le gouverneur de la BFM. «La visibilité de l’activité économique de Madagascar sera extrêmement difficile si on doit rentrer dans un autre type de régime de taux de change», a-t-il conclu.

Arh.

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