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Hausse des prix, système augure, enseignants en greve… : le gouvernement complètement dépassé

Hausse des prix, système augure, enseignants en greve… : le gouvernement complètement dépassé

De très mauvais augures pour les échéances électorales à venir. Le gouvernement devra faire face à plusieurs fronts en cette fin d’année.

Alors que tous les regards se tournent vers l’année à venir, les élections de 2018 pourraient être cruciales pour le régime, qui visiblement, entend mettre le paquet pour se succéder à lui-même. Il devrait batailler dur pour ravir l’opinion publique car la facture risque d’être salée. Et pour cause, ces temps-ci, les défis ne manquent pas. Alors que la gestion de la période pesteuse a été catastrophique, avec une centaine de morts,  voilà que le régime Rajaonarimampianina devra face à la hausse des prix des produits alimentaires qui ne cesse de grimper et ce, en dépit d’un «task force» mis en place par le gouvernement.

Lors du conseil de gouvernement qui s’est tenu hier, la question sur la mise en place de ce «Task Force», conduit par le ministère du Commerce et de la consommation et composé de quelques autres ministères, a été abordée. Cependant, les activités de cette entité semblent s’opérer de façon ponctuelle. L’année prochaine, le pays risque de nouveau de connaître les mêmes difficultés qu’à l’heure actuelle sur le prix du riz. Selon le gouvernement, le but de cette opération est «de juguler la hausse excessive du prix du riz importé». Sauf que jusqu’ici, ce n’est pas le cas.

Privés de salaire

Pendant ce temps, à la veille de la fête de la Nativité, plusieurs fonctionnaires n’ont pas pu percevoir leur salaire. Le ministère des Finances et du budget  a lancé une vaste opération d’assainissement dans les états de paie des fonctionnaires en activité et des pensions de retraite à travers l’application du système «Augure». Sauf que plusieurs fonctionnaires en activité ont été oubliés. Une initiative qui a provoqué la grogne au sein de plusieurs agents de l’Etat. Pour calmer les esprits, le gouvernement a communiqué, à l’issue du rendez-vous hebdomadaire que, «Dans le dessein de toujours améliorer l’application du système Augure, dont le but final est de dégager de la liste les fonctionnaires dits fantômes, des opérations urgentes de rapprochement vont incessamment être diligentées entre le ministère des Finances et du Budget et les autres départements ministériels concernés, afin de dégager la liste des fonctionnaires légalement en exercice mais pouvant être touchés par la suspension de solde. Ainsi, une édition spéciale de bons de caisse de ceux-ci va être faite, une fois ces opérations de rapprochement effectuées», a fait savoir hier le gouvernement dans son communiqué.

Quoi qu’il en soit, au niveau des enseignants-chercheurs,  le problème est encore loin d’être résolu. En effet, après l’ultimatum de 72 heures, le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants (Seces) Antananarivo entre dans sa prochaine étape de revendication. A ce titre, à l’issue de son assemblée générale d’hier, il a pris la décision d’observer une grève illimitée. Conséquence directe de cette décision, tous les cours seront suspendus jusqu’à nouvel ordre.

 Pour rappel, lors du face-à-face entre les sénateurs et le gouvernement, le président du Sénat, Rivo Rakotovao, avait déjà averti ses anciens collègues du gouvernement. Il avait alors invité le ministre du Commerce et de la consommation ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique à apaiser les foyers de tension dans leur département respectif. «Nous allons entrer dans une période électorale l’année prochaine (…). Nous devons prendre en compte les secteurs là où il peut y avoir des foyers de tension, comme c’est le cas au sein de l’enseignement supérieur», avait-il alors indiqué. Une semaine plus tard, les enseignants-chercheurs décrètent une grève illimitée. C’est dire que les appels, de part et d’autre, n’ont peut-être pas été entendus.

Rakoto

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