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Chronique : Incohérence des gesticulations

Le pouvoir aurait voulu entendre les échos de la colère de la population avant de mesurer la souffrance de la population que le gouvernement n’aurait pas autant tardé à réagir. Pourtant pour aggraver son cas de ne pas être à l’écoute des populations, des gesticulations révélatrices d’incompétence et d’impuissance.

Qu’aurait pu faire le Premier ministre en allant au marché de gros d’Anosibe ? Un coup d’épée dans l’eau ! Parader afin de rappeler au public qui sont les détenteurs du pouvoir, mais aussi manière de donner une visibilité du pouvoir et l’absence de son autorité à agir sur les prix. Autant les gens au pouvoir devraient sortir davantage du confort de leur tanière pour se frotter

à la population et se mettre au parfum de la pauvreté, autant ils n’ont pas besoin de descendre sur le terrain pour être informés au plus près de la pratique des prix.

On ne peut gouverner et oublier que le régime libéral garantit la liberté des prix, et que le pouvoir dispose de leviers autres que la démonstration d’autorité pour agir. L’impuissance vient peut-être de l’ignorance, l’embarras de ne savoir quel levier manœuvrer, comme si on passe de derrière le volant d’une 2 CV à un poste de pilotage dans le  cockpit d’un Airbus. L’ignorance se comprend, mais alors il ne faut pas jouer les malins. S’agissant d’une chose si importante que celle de gouverner un pays, aux incapables, par dignité préférence s’abstenir ou se démettre.   Actuellement même si le banditisme et la politique sont deux activités qui sans qualification requise fascinent bien du monde, ces deux occupations présentent d’un point de vue moral des objectifs opposés : la politique bataille pour le bien de tous, le banditisme s’agite dans l’illégalité  pour les profits personnels au détriment d’autrui se moquant pas mal du bien commun. Certes, la différence entre ces deux activités est ténue, on peut voir des bandits s’investir en politique comme des politiciens verser dans le banditisme.

On ne sait malgré les rumeurs si la réalité par ici confirme l’existence de ces clichés,  tant qu’à faire vaut mieux prévenir que guérir. Dans cette optique, la loi rien que la loi. La loi est aux politiciens ce que les allumettes sont aux enfants : les éloigner de leur portée, à jouer avec ils risquent de mettre le feu à la maison. Actuelle menace.

Léo Raz

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