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Madagascar il y a 100 ans : La culture dans les terres occupées par les palétuviers

À l’heure où la mise en culture de certaines régions de Madagascar fixe l’attention des coloniaux, et provoque en même temps une discussion entre partisans du reboisement et partisans de la déforestation, il est peut-être intéressant de signaler à nos lecteurs les essais faits dans la Grande Île, de cultures en terres de palétuviers comme ailleurs on fait de la culture en terres de bruyères.

On sait que, sur une grande partie des côtes malgaches, il existe de vastes surfaces de terres maritimes couvertes de palétuviers, estimées à près de 1 million d’hectares et qui pourraient devenir de précieuses cultures si l’on voulait s’en donner la peine.

Il est entendu que les écorces tannifères que représentent ces arbres sont déjà une petite fortune mais il convient de remarquer que beaucoup de ces palétuviers entrent dans l’âge critique : l’épuisement est proche. Ces arbres sont également propres à la construction mais on les a tellement mutilés pour extraire leur tannin qu’ils ne figurent plus que pour mémoire dans cet ordre d’idées.

Il faut aussi observer que la reproduction de ces arbres – précieux, nous le reconnaissons – est très lente, et qu’elle ne pourrait constituer une source de revenus que dans un lointain, très lointain avenir.

Au contraire, les alluvions, les vases, retenues par le lacis des racines des palétuviers, constituent un capital magnifique, à la portée de tous ceux qui voudront l’exploiter et il est étrange qu’on n’y ait pas plus tôt songé.

À cet égard, notre confrère N. Tollim, de la Revue agricole et vétérinaire de Madagascar, donne des précisions techniques sur lesquelles nous reviendrons dès qu’il y aura lieu. Mais nous pouvons dès aujourd’hui insister sur la richesse de ces sols, recouverts aux grandes marées d’une épaisse nappe d’eau, et qui sont formés d’une masse très épaisse de matières végétales plus ou moins décomposées, stratifiée et mélangée, suivant la région et l’apport marin ou fluvial, de sable, de vase ou de limon alluvionnaire.

Aussi, des colons ingénieux ont-ils fait des essais de culture dans cette terre généreuse, sur la côte nord-ouest. Ces essais ont pleinement réussi et c’est une heureuse promesse pour l’avenir agricole de la Grande Île.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

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