Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Projets d’énergies renouvelables : la gestion des risques scrutée à la loupe

Projets d’énergies renouvelables :  la gestion des risques scrutée à la loupe

Améliorer les connaissances des opérateurs et investisseurs. C’est l’objectif de l’atelier sur la gestion des risques pour des projets d’énergies renouvelables, organisé par le ministère de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures (MEEH), avec l’appui de l’agence de la Coopération allemande à Madagascar (GIZ) et en partenariat avec l’Union européenne, à l’hôtel Carlton Anosy, hier.

Madagascar s’est engagé à doubler l’accès à l’énergie et de faire en sorte que 80% du mixe énergétique soit d’origine renouvelable (70% pour l’énergie hydraulique, 5% solaire et 5% éolienne). Des projets sont engagés et nécessitent des financements conséquents du secteur public et privé pour l’électrification urbaine et rurale. Certains promoteurs ont toutefois identifié des risques affectant leurs capacités d’investissement.

Les risques

Jacquelin Ligot, un spécialiste en énergies renouvelables de Climate & Energy solutions, a cité quatre catégories de risques dans la mise en œuvre des projets d’électrification. Il s’agit des risques techniques qui peuvent par exemple être liés au délai d’exécution du projet, les risques juridiques relatifs au non- respect des termes de contrat, les risques économiques et financiers liés au taux d’intérêt ou au taux de change et surtout, les risques politiques, comme le changement des cadres juridiques ou un coup d’Etat. « Ces risques peuvent avoir des répercussions très fortes sur l’équilibre économique et financier d’un projet », a-t-il indiqué.

Mamisoa Rakotoarimanana, secrétaire exécutif de l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader), a énuméré des risques sociaux et environnementaux déjà vécus, comme la destruction de l’environnement en amont des rivières où sont installées des centrales hydroélectriques, comme à Fandriana et Sahanivotry.

Par ailleurs, les vols de panneaux solaires sont devenus fréquents. Pis, le projet de centrale éolienne dans le village touristique de Faux-Cap a été suspendu du fait que les pêcheurs locaux imputaient à l’implantation de la centrale lors de la montée inhabituelle des vagues autour de ce littoral.

Une étape franchie

Aucune statistique exacte sur l’évaluation des pertes dans les investissements n’a jusque-là été établie. La participation du secteur privé, des banques et institutions de microfinances ainsi que des partenaires techniques et financiers à cet atelier inciterait, entre autres, les investisseurs à s’engager dans le secteur et d’informer les opérateurs du secteur privé sur les différents instruments de financement et la gestion des risques des projets.

Au sujet des risques juridiques, l’adoption récente par le Parlement du nouveau Code de l’électricité et du Fonds national de l’énergie durable constitue une étape de franchie pour Madagascar, selon Lantoniaina Rasoloelison, ministre de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures.  Ce responsable ministériel s’est en effet engagé à « sortir dans les trois mois, suivant la promulgation de ces lois, les décrets d’application y afférents ».

Par ailleurs le mapping pour la filière hydroélectricité est déjà disponible, le Plan de développement à moindre coût (PDMC) du secteur électricité est en phase de réalisation et la mise en œuvre des plans directeurs pour l’électrification rurale à l’échelle régionale est en cours. Ces textes visent, entre autres, l’instauration d’un cadre incitatif et sécurisant pour les investissements.

Arh.

Les commentaires sont fermées.