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Chronique : pronostics insignifiants

A entendre certains observateurs de la vie publique les jeux sont à l’avance fermés à propos de la présidentielle. De leur point de vue, seuls trois candidats ont chacun une chance de se qualifier pour le duel du second tour. On pourrait n’accorder d’importance à ces propos qu’à celles réservées à de simples billevesées. Certes  Ravalomanana, Rajoelina, Rajaonarimampianina, (ordre chronologique) possèdent des partisans du fait de s’être succédé au pouvoir, une majorité des leurs soutiens respectifs étant composée de membres des cliques ayant bénéficié de profits particuliers grâce à leur système de gouvernance. A l’inverse chacun des trois a provoqué déception au sein de la population qui attendait chaque fois un air frais de changement : immense houle d’insatisfaction. Quand les gens reprochent au dernier en date son immobilisme et de ne créer que du virtuel, ils ne peuvent même pas s’accrocher aux prédécesseurs qui n’ont pas été des enfants de chœur et au compte desquels l’opinion retient l’impulsion d’une grande vitesse à la décadence de la mentalité et à l’évaporation des richesses naturelles, richesses qui avant l’avènement de cette succession des trois compères-adversaires n’avaient de valeur qu’à n’être que des potentialités. Pourtant parallèlement au temps de passage entre l’état de potentialité des richesses et au début de volatilisation des réserves, ne correspond aucun enrichissement de la population, au contraire les difficultés se sont aggravées et multipliées.
En matière de communication il existe toutefois la théorie qui privilégie le bavardage au silence : « l’essentiel étant d’occuper l’espace, quitte à ce que l’on en dise du mal, plutôt que rester dans l’anonymat ou dans l’oubli par silence ». Dans cette optique, les trois portent chacun le pompon, à chacun sa réputation. Seulement une majorité de la population ressent d’autant plus les misères de la pauvreté que  dirigeants et  privilégiés paradent d’aisance et de luxe sans vergogne avec cynisme.
Seule l’autocritique suivie de repentance avec la promesse de se gendarmer à changer, aurait des chances de sauver les trois soldats. L’ego surdimensionné risque pourtant de gêner à entreprendre pareille démarche.

Léo Raz  

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