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Plan sectoriel de l’éducation : «Les préparatifs des grandes réformes sur les rails», selon Serge Thierry Tsitoara

Plan sectoriel de l’éducation  : «Les préparatifs des grandes réformes sur les rails», selon Serge Thierry Tsitoara

Les préparatifs sur la mise en œuvre des réformes véhiculées par le Plan sectoriel de l’Education PSE), visant  à améliorer le système éducatif malgache battent leur plein. Dans l’optique de vulgariser les tenants et aboutissants desdites réformes à l’endroit de toutes le parties prenantes du secteur de l’éducation à tous les niveaux, en commençant par les élèves, les parents, les enseignants, les communautés… jusqu’aux autorités, le ministère de l’Education nationale (Men), via sa Direction de la technologie d’information et de communication (Dtic), entre d’ores et déjà dans le vif du sujet en suivant un Plan de communication bien défini. Le directeur de la Dtic, Serge Thierry Tsitoara, nous livre plus de détails sur le sujet.

* Les Nouvelles : Quelle est la prochaine étape de la mise en œuvre du PSE après avoir été approuvée par l’exécutif et soutenue par les Partenaires techniques et financiers (PTF) ?

– Thierry Tsitoara : Les grandes réformes du PSE seront mises en œuvre progressivement à partir de 2018 et s’étaleront jusqu’en 2022. Mais des changements ont été apportés depuis cette année, si on ne cite que la révision progressive du Calendrier scolaire avant d’arriver à une rentrée débutant en mars à partir de 2022.Pour en arriver là, l’année scolaire en cours ainsi que celle de 2019 durera ainsi 39 semaines, et s’étalent respectivement d’octobre à août et de novembre à septembre.

* Et à propos de l’utilisation de la langue maternelle…

– Parmi les réformes déjà initiées figure également le début de l’usage de la langue maternelle «le malagasy» dans l’enseignement de la Mathématique en classe de T1 et en bilingue (Français et Malagasy) en classe de T4. A cela s’ajoute la suppression de l’examen national en vue de l’obtention du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) à partir de 2020… Il faut toutefois souligner que la mise en œuvre du PSE ne se limite pas uniquement sur ces volets. Elle s’accompagne également d’autres changements aboutissant à l’amélioration du système éducatif. Des réformes qui s’accompagnent d’activités et projets multiples, nécessitant l’implication des acteurs de l’éducation à tous les niveaux. Pour atteindre cet objectif et en vue de préparer l’exécution du PSE, le Men, via la Dtic, a adopté un Plan de Communication à part entière qui cadre toutes les actions allant dans ce sens.

*Quelles sont les grandes lignes des activités définies dans ce Plan de communication ?

– Ayant pour objectif ultime d’informer et sensibiliser les parties prenantes à tous les niveaux pour qu’elles adhèrent à la réalisation du PSE, ce Plan de communication se focalise essentiellement sur des activités aboutissant à ces fins, à travers des approches multicanaux (médiatiques, audiovisuels, digitales, artistiques…). Sans attendre l’année d’entrée en vigueur du PSE en 2018, l’équipe de la Dtic entre depuis l’an dernier dans le vif du sujet en commençant par la mise en place de ce dispositif de communication. Ceci tient compte de différents volets de mobilisation à tous les niveaux, à travers des activités spécifiques pour chaque catégorie de cible.

* Pouvez-vous donner plus de détails sur chacune de ces différentes approches de communication ?

– Dans la foulée, une mobilisation administrative, visant à faire connaître tous les volets du PSE aux responsables au sein des services déconcentrés des Ministères en charge de l’Education dans les régions, les districts, voire dans les communes et fokontany, afin qu’ils puissent se familiariser avec les nouveaux systèmes éducatifs, est au programme. A cela s’ajoute une mobilisation à l’endroit des personnes influentes dans les quatre coins de l’île, telles que politiciens, leaders d’opinion, autorités administratives et traditionnelles ou «Ampanjaka», représentants des sociétés civiles, d’artistes, de journalistes…ainsi qu’une mobilisation communautaire et médiatique.

* Les médias jouent aussi un rôle important dans la vulgarisation de plan sectorial…

– Effectivement, des parutions de dossiers et d’articles de presse, des spots télévisés –  relatant les grandes réformes du PSE – ont été diffusés dans les médias et chaînes télévisées dans la capitale et dans les régions durant les trois dernières semaines du mois d’octobre. Bien qu’importants, ceux-ci s’avèrent insuffisants, c’est pourquoi des descentes dans les régions à travers le pays, où nous mènerons des campagnes spécifiques pour chaque cible, figurent également dans notre agenda. A ce propos, des «Road shows», pour donner au public de plus amples informations sur le PSE seront menés incessamment au niveau communautaire.

* C’est-à-dire…

– On va saisir toutes les opportunités pour atteindre le maximum de personnes possibles en faisant le tour des marchés hebdomadaires dans les différentes localités ou en profitant des évènements culturels et socio-économiques pour informer le public sur le PSE.  Parallèlement à cette initiative, des «Road tours» pour informer la communauté éducative au niveau des Directions régionales de l’éducation nationale (Dren), des Circonscriptions scolaires (Cisco) et des Zones d’administrations pédagogiques (Zap) seront aussi au programme.

* Quels outils de communication privilégiez-vous pour atteindre ces objectifs

– Pour assurer la pérennité des informations véhiculées à tous les cibles, on va utiliser des supports visuels adaptés à chaque cible, mis à part les communications verbales et audiovisuels, notamment des affiches, des panneaux et de banderoles… Pour la mobilisation de masse, des dépliants et des brochures seront diffusés, tandis que des «booklets» d’une vingtaine de pages seront également mis à la disposition des enseignants pour qu’ils puissent se familiariser avec le PSE…  Constituant un puissant outil pour transmettre des messages depuis la nuit des temps, la musique trouvera également sa place dans ce Plan de communication. En partenariat avec des artistes de renom, la production d’une «chanson emblématique» du PSE est également sur les rails. Cela, sans oublier l’optimisation des informations digitales – notamment via le site web et la page Facebook du Men – qui constituent des moyens de communication incontournables en ce moment où l’accès aux Technologies d’informations et de communication (Tic) commence à se généraliser à Madagascar.

* Une telle campagne nécessite l’implication d’autres parties prenantes…

  • En partenariat avec d’autres départements ministériels, dont le ministère de la Communication et des relations avec les institutions (MCRI) ou encore le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (Mid), une série de renforcements de capacités, notamment en faveur des journalistes locaux, est également prévue. Cette initiative touchera plus de 180 radios locales dans différentes régions. Des séances de renforcement de capacités seront également destinées aux mobilisateurs sociaux, membres de la plateforme « Farimbon’Ezaka ho Fahombiazan’ny Fanabeazana eny Ifotony ou Feffi – une structure chargée d’assurer la qualité de l’éducation et la bonne gouvernance de l’établissement au niveau local – mis à part la mise en œuvre de dialogues communautaires, les Communications interpersonnels (Cip) et la formation des enseignants…prévue dans ce Plan de communication.

L’équipe de la Communication fin prête

«Forte d’une cinquantaine de personnels multidisciplinaires, dont une vingtaine dans les régions et le reste au niveau du Ministère central, l’équipe de Communication au sein de la Direction de la technologie d’information  et de communication (Dtic) au niveau du ministère de l’Education nationale (Men) se trouve fin prête à relever les défis dans la réalisation de son Plan de communication relatif à la concrétisation du PSE, avec une organisation interne bien en place et en collaboration avec l’équipe des deux autres Ministères en charges de l’Education», a informé le numéro un de cette direction, Serge Thierry Tsitoara.

Eparpillés dans sept unités spécifiques, ces derniers se chargent à leur niveau d’assurer la réussite de ce Plan. Il y a notamment l’unité communication interne, qui assure les relatons avec tous les branches du ministère dans les régions, districts et communes…L’unité Communication externe focalise ses interventions dans la production des différentes messages clés à diffuser dans les médias  si l’unité Centre d’appel assure la veille informationnelle, via téléphonie mobile, en recevant ou collectant les informations dans les établissements.

A cela s’ajoute l’unité Production qui œuvre sur la production de film et spot d’information et de sensibilisation, ou encore la production de différents types de brochures et d’affiches informationnels…et aussi l’unité Relation presse, l’unité Evènementielle ou encore l’unité Communication digitale. A l’heure actuelle, la méthode de travail est devenue systématisée, mais des améliorations peuvent être toujours apportées à chaque étape.

Sur le plan financier, on peut dire que le fonds nécessaire pour la première année de mise en œuvre de ce Plan de communication est déjà prêt. On fait appel à d’autres partenaires, outre la Banque mondiale (BM) et le Global partnership for education (GPE)…, qui ont déjà manifesté leur engagement à soutenir la réalisation de ce Plan de communication du PSE. D’autres partenaires, tels que le Projet d’appui à l’éducation de base (PAEB) se sont aussi engagés à apporter leur soutien, mis à part l’Etat malgache, qui ne manque pas de verser sa contribution financière dans cette noble cause.

 

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