Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

La LFI passe à Tsimbazaza : le bureau permanent reste dans le collimateur

La LFI passe à Tsimbazaza : le bureau permanent reste dans le collimateur

Comme il fallait s’y attendre, l’avant-projet de loi de finances initiale (LFI),  soumis à une séance plénière hier à Tsimbazaza est passé comme une lettre à la poste. Le texte a été adopté sans amendement. Les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle. Dans la foulée, la destitution du bureau permanent reste d’actualité à l’Assemblée nationale.

Il est révolu le temps où le débat sur la LFI prenait des heures, voire des jours, avant d’aboutir à son adoption à l’Assemblée nationale. En deux temps trois mouvement et d’une manière expéditive sans vraiment laisser aux députés le temps de rentrer dans le vif du sujet, sans surprise, 86 députés sur les 92 présents à Tsimbazaza ont adopté l’avant-projet de la LFI.

Avant, les députés ont été autorisés à apporter leurs critiques et recommandations à chaque article, mais cette fois, durant cette séance plénière, les députés ont été privés de parole. Le dernier mot a été donné aux présidents de groupe parlementaire, dont la majorité, acquise à la cause du régime actuel, ont incité leurs pairs à voter pour le «Oui» sans condition. C’est pourquoi, le texte est adopté sans amendement.

A sens unique

En un mot, les règles du jeu ont changé. Du coup, la majorité des députés issus de l’opposition prend de haut. «Avez-vous déjà vu un avant-projet vital à la vie du pays et du peuple, voté en une heure et demie et qui n’a même pas été réellement étudié lors des travaux de commission ? », s’est indigné le député du parti Tiako i Madagasikara (Tim), Rodin Razafimanjato.

Le député élu sous les couleurs du Mapar, Jean Brunelle Razafintsiandraofa, à l’issue de la séance plénière a également manifesté sa déception. Selon lui, cet avant projet ne répond pas aux besoins réels du peuple et devra être encore soumis à des débats contradictoires et démocratiques au sein de l’hémicycle.

Selon les explications, le grand débat s’est déroulé lors des travaux de commission et il n’y a pas lieu de s’éterniser sur des points importants. Les députés présents ont été favorables à la hausse du budget alloué à la sécurité ainsi qu’à la lutte contre les changements climatiques. Avant l’adoption, des députés ont insisté sur l’indispensabilité de discuter sur certains articles de l’avant-projet. La rubrique sur l’achat des 4X4 qui aurait été occultée a été soulevée.

 La balle est désormais dans le camp des sénateurs. Mais ce sera un accouchement sans forceps à constater le penchant politique qui anime la majorité parlementaire de cette Chambre haute dirigée par son président qui est à la fois président national du parti HVM.

Rakoto

 

Les commentaires sont fermées.