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Chronique : nous sommes bel et bien entrés dans le XXIème siècle

Quel est le point commun entre L’express de Madagascar du mardi 14 novembre et le premier journal de RFI Afrique du mardi 14 novembre ? La date bien sûr mais pas seulement. Ce jour-là, les deux médias avaient choisi de traiter un même sujet, la Chine, en deux visions complémentaires.

En parcourant les pages du quotidien, nous étions invités à ouvrir grand les yeux sur un pays qui semble de plus en plus proche. La Chine n’est plus le pays des ancêtres d’une de nos minorités visibles. Elle n’est plus un grand frère parmi les frères rouges que nous affectionnions il y a quarante ans. La Chine est un partenaire commercial qui nous propose une nouvelle approche de l’aide au développement. Une ligne aérienne directe sur le plus grand marché du monde, des produits manufacturés qui inondent jusqu’au plus petit de nos marchés de brousse…

Le géant asiatique sait trouver les arguments pour nous convaincre qu’il faut regarder vers l’est, encore vers l’est et toujours vers l’est. Il est très difficile de résister aux entreprises de séduction d’un nouvel ami qui a réussi à réduire considérablement la distance entre Antananarivo et Guangzhou quand l’espace Schengen nous paraît chaque jour un peu plus inaccessible.

Jusqu’ici, nous étions semblables à ces Européens de la Belle époque qui pensaient le XIXème siècle éternel.  Nous décodions le monde avec nos lunettes conçues pour lire le XXème siècle finissant.

En quelques chiffres, le journal de RFI nous a rappelé qu’en 2017, nous sommes bel et bien entrés dans le  XXème siècle : «En cette rentrée 2017, 50 000 jeunes étudiants venus d’Afrique entament, ou poursuivent un cursus universitaire dans l’Empire du Milieu. 50 000, c’est 20 fois plus qu’il y a 10 ans. A tel point qu’il y a aujourd’hui plus d’étudiants africains en Chine qu’aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne».

A la fin de ce siècle, nos arrière-petits-enfants s’étonneront de trouver dans les greniers de leurs aînés de vieux manuels scolaires édités en France, comme nous nous émerveillons aujourd’hui devant les sorabe de Radama 1er.

Kemba Ranavela

 

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