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Conditions de travail déplorables : les agents de la Samva en grève

Conditions de travail déplorables  : les agents de la Samva en grève

En revendiquant une amélioration de leurs conditions de travail, les agents de la Société autonome pour la maintenance de la ville d’Antananarivo (Samva) ont observé une grève depuis ces trois derniers jours. Une situation qui n’a pas manqué de porter atteinte au rythme du ramassage d’ordures dans la capitale.

Ça ne va pas à la Samva. La grande réforme annoncée par le nouveau DG de la Samva, le Colonel William Rakotoarivony, lors de sa prise de fonction en octobre dernier ne semble pas améliorer les conditions de travail des membres de son personnel. Ces derniers ont voulu sortir de leur silence via une grève générale observée depuis samedi jusqu’à hier. Ce qui explique l’entassement des ordures dans la majorité des bacs, qui commencent à déborder, comme c’est le cas du côté d’Ambohimirary, Ampasapito, Ambohipo ou encore à Besarety…

Les agents qui travaillent directement dans la collecte d’ordures ont manifesté leur ras-le-bol quant à leur condition de travail déplorable. «Les responsables qui se sont succédé, y compris le nouveau directeur, se sont engagés à améliorer notre situation, en commençant par l’intégration de tous les agents en tant qu’employés permanents, mais ce ne sont que des paroles en l’air», s’est insurgé leur représentant, Pascal.

«Ayant travaillé au sein de cette société depuis plus de 14 ans, je figure toujours dans la liste des employés temporaires. Depuis, je ne bénéficie d’aucune protection sociale, ni d’allocation familiale ou encore moins d’une prise en charge sanitaire, comme c’est le cas pour la majorité d’entre nous», a confié l’un des grévistes, Rolland.

«Par ailleurs, nous n’avons pas droit au repos en cas de maladie. Le jour non travaillé sera ainsi déduit de notre salaire alors que nous déboursons de nos propres moyens les frais médicaux», a soulevé un autre. “Bref, on travaille dans des conditions très difficiles, sans le minimum de protection sociale ni sanitaire alors que nous sommes exposés aux différents risques de contamination face aux épidémies de toute sorte”, a enchaîné Pascal.

250.000 ariary par mois

Eu égard à l’impact de cette grève sur l’assainissement de la capitale, surtout en ce moment où on l’épidémie de peste n’est pas encore maîtrisée totalement, la Samva a réagi dans les plus brefs délais aux revendications des employés. Un responsable au sein de cette société s’est entretenu avec les manifestants tout en leur promettant d’apporter les solutions idoines, tout en soulignant qu’une telle revendication est tout à fait valable si on se réfère aux difficultés de leur travail.

Parmi les mesures annoncées figure la révision des salaires mensuels de ces agents à 250.000 ariary, comme il a été convenu avec l’ancien dirigeant. Les responsables comptent également étudier la possibilité de recruter les agents, selon leur ancienneté, en tant qu’employés permanents, mais cela dépend des moyens dont dispose la société. Les agents de la Samva ne comptent reprendre le travail que ce jour.

Fahranarison

 

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