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Tenue des élections : les inquiétudes persistent

Tenue des élections : les inquiétudes persistent

Bien que le président national du parti présidentiel ait soutenu la tenue d’une élection en 2018, les acteurs politiques restent sceptiques. Et pour cause, les règles du jeu ne sont pas encore claires. Loin de là.

Le doute n’est pas encore dissipé au sein du microcosme politique sur la tenue des élections en 2018, notamment la présidentielle. L’on sait en effet que des zones d’ombre persistent encore au niveau des textes régissant certains points relatifs aux élections.

«A la lecture des travaux du Comité interministériel au Carlton, le régime ne semble pas encore prêt à aller aux urnes». Cette déclaration émane d’un membre de bureau du parti «Malagasy miara-miainga», en la personne de Dera Randriantsarafara, récemment. Et lui d’ajouter, «On continue de s’interroger si les consultations populaires vont réellement se tenir ou non en 2018».

Ce membre du MMM estime en effet que les travaux du comité interministériel ne sont pas encore achevés. «L’amélioration des cadres électoraux ne fait pas partie du plan du régime. Cela se voit à travers ses démarches ces temps-ci (…). Par exemple, le rapport du comité interministériel ne peut pas être défini comme un projet de loi», a-t-il expliqué.

A l’instar d’une grande partie de la société civile,  la formation politique conduite par Hajo Andrianainarivelo estime donc que le régime devrait officialiser dans un bref délai les textes réglementaires. Lors d’une conversation téléphonique, l’ancienne candidate à la magistrature suprême, Saraha Rabeharisoa, est du même avis.

Tout à fait possible

A travers ces prises de position, il apparait que des forces vives affichent encore leur réticence sur une réelle volonté de l’Etat à accomplir les élections l’année prochaine. D’autant que le nouveau président du Sénat a rappelé qu’il est encore nécessaire de débattre sur l’opportunité de réviser la Constitution, notamment les principaux points évoqués par le Chef de l’Etat et les pro-régime, en l’occurrence  les articles 46 et 47 de la loi fondamentale.

Sur ces points, pour démonter l’argument des pro-régime, principalement à propos de l’article 46, la juriste Sahondra Rabenarivo a noté que depuis 1975, la Constitution malgache a toujours respecté cette disposition.

«Notre Constitution a connu plusieurs retouches et réfections, mais cette disposition n’a, jusqu’à aujourd’hui, jamais posé problème», a-t-elle fait savoir dans un échange de courriel électronique. «Au lieu de nous affirmer qu’il est impossible d’organiser le scrutin présidentiel dans ce délai de 30 à 60 jours, et en faire un prétexte pour une révision constitutionnelle, il serait plus intéressant de nous expliquer pourquoi techniquement, c’est impossible», a-t-elle noté.

Elle a ainsi rappelé que lors des communales de 2007, le candidat TGV de l’époque avait mis en place un système de recensement parallèle du vote où des agents répartis dans chaque bureau de vote de la Capitale ont acheminé les résultats des dépouillements dans un centre privé.

«Certes, la couverture géographique était moindre et la sophistication des électeurs d’Antananarivo plus prononcée, mais qui dit qu’on ne peut pas reproduire le même système au niveau national ? Seuls ceux qui n’agissent pas avec audace et imagination», a-t-elle fait savoir.

J.P

 

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