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Pérégrinations hebdomadaires : flou de la gouvernance – Deux révélateurs

Albert Zafy n’a sûrement pas souhaité tant. On l’a à peine enterré que sa disparition prête circonstance à déterrer une sale affaire dont ceux qui au pouvoir hier ou aujourd’hui peinent à se protéger des éclaboussures. De ce détail qui fait scandale, nul besoin de procéder à un état des lieux pour se faire une idée sur les libertés que s’autorisent des gens au pouvoir sans scrupule pour une moralité élémentaire ni respect de la légalité, jusqu’à se permettre d’aliéner avec indélicatesse des biens de l’Etat dont ils ont la garde. La déclaration de vente à des prix fétides, à elle seule de loin dégage des puanteurs caractéristiques d’une forfaiture. Tel avec la puissance du bec des vautours, un coup de griffes que voilà la villa balayée et les occupants avec ! Preuve supplémentaire si besoin était sur l’état d’un Etat malade, et sur des abus exercés par un pouvoir fort de cette faiblesse.

Pas plus que ce constat sur un scandale, la catapulte qui en un tour de main a réussi à projeter Rivo Rakotovao au deuxième rang des personnages de l’Etat, ne nécessite aucune démonstration pour convaincre à propos d’une volonté de « continuité », ne laissant de place à une illusion sur une quelconque velléité de changement.

Le défunt gisant dans sa tombe

En stèle se lève une dénonciation contre la turpitude

Par esprit de lucres, pour des petits (?) profits, des personnes de passage au pouvoir ne se sont fait d’état d’âme pour s’interroger sur les torts que leur turpitude pouvait causer à l’ancien Président du vivant de celui-ci. Par retour de courrier juste après la mort de ce dernier, ces gens sans conscience reçoivent une volée de bois vert. Si l’arrêté ministériel avait valeur autre que gesticulation, histoire de donner à l’actualité le temps d’un autre événement pour chasser le scandale à l’arrière plan, alors les délégués au rôle de pompier auraient réussi leur mission, sans pour autant parvenir à éteindre les braises qui plus tard menacent de lever des flammes et d’embraser le climat des élections. Une fois que l’on a défait une maille tirer sur le fil suffit à tout détricoter : derrière un scandale menace de surgir un autre, peut s’enchainer un mouvement. De plus sait-on jamais  lequel d’entre ceux avec qui on a trempé la main dans la gouvernance, par précaution a engrangé des moyens en vue de tenir les uns et les autres par la barbichette. Que lèvent la main ceux qui n’ont rien à craindre ! Timidement pousse une forêt de mains, toutes aussi tremblotantes les unes que les autres. Entre ivraie et bon grain : qui dit vrai ? Le salut des chacals se trouve à la faveur d’une semi clarté entre chien et loup. Le bal continue. Demain peut-il promettre qu’il fera meilleur ? Tous se préparent à l’annoncer. A cet effet le pouvoir en place et les forces qui le soutiennent se mettent en rang de bataille, écrasant ce qu’il faut au passage : celui qui servait de Président du Sénat a servi aussi d’exemple expiatoire sacrifié sur l’autel des hauts intérêts qui échappaient à son entendement.

Entente objective

Les deux personnalités qui occupent les deux fonctions les plus élevées de l’Etat entretiennent un copinage voire une amitié depuis les bancs de l’université. Le yoyo, symbole du parcours de Rivo Rakotovao au sein du gouvernement depuis l’avènement de Hery Rajaonarimampianina au sommet signifie qu’entre eux aucun gage éternel d’un sentiment à l’égal de celui entre chien et chat. Cependant désormais par cette promotion

de l’un, les sorts de tous

les deux se trouvent liés. L’intérêt de chacun fait obligation de fidélité à l’autre, et ce dans la réciprocité. Toutes les  hypothèses leur en imposent le respect. Le potentiel Monsieur le Président de la République  p.i. Rakotovao devra prendre soin des intérêts du candidat Rajaonarimampianina, s’il entend bénéficier d’une égale prévention 5 ans après, en supposant que son duettiste obtienne le résultat qu’il attend en 2018, pour n’être plus que Président spectateur en 2023. Evidemment qu’à l’avance certains craignent que celui-ci prenne déjà ombrage à imaginer une inversion des rôles entre les deux… à l’inverse d’autres redoutent que le compère n’ait pas la carrure de la fonction. Faux ! L’expérience montre et a suffisamment montré que même si l’habit n’a pas réussi à donner à certains (nombreux) une réelle stature, presque à l’unanimité ils se sont pénétrés de la suffisance de porter un vêtement spécialement taillé à leur destin. Après tout, par définition l’accès à toutes les fonctions de l’Etat reste ouvert à chacun et à tous en démocratie. Sauf les déclarés incapables civils en sont interdits. Les incapables d’une autre nature ont suffisamment fait preuve de ce qu’incompétence et autres tares du genre  ne constituent pas handicap pour parvenir à y accéder.

Léo Raz

 

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