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Elaboration du code électoral : la ceni s’en tient à ses propres recommandations

Elaboration du code électoral : la ceni s’en tient à ses propres recommandations

Mis à part la société civile et les politiciens, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) se méfie également des propositions du comité interministériel dont les travaux ont été restitués  jeudi dernier à Anosy. Entre la Ceni, institution compétente dans l’organisation des élections, et le comité interministériel, une guerre froide est en train de s’installer.

 «  La Ceni s’en tient aux recommandations que la commission consultative a remis le 29 juin dernier au premier ministre. Ce sont des recommandations complètes car elles résultent de plusieurs concertations au niveau des six régions. C’est donc le fruit d’un long travail acharné avec les forces vives de la nation, en l’occurrence les sociétés civiles, les partis politiques, les médias. La Ceni a également fait appel à des experts internationaux et nationaux pour son élaboration ». La déclaration est du vice-président de la Ceni, Thierry Rakotonarivo, joint au téléphone hier.

Selon ses explications, le comité interministériel dirigé par le premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana devait avoir une autre mission. «  Nous avons espéré que ce comité procèderait à la rédaction de l’avant-projet de texte relatif aux élections en se basant sur nos recommandations. Pour nous, c’est la mission ultime de ce comité. Nous étions étonnés que le comité ait encore émis des propositions et initié les participants au débat. A quoi a servi ce débat étant donné que les recommandations de la commission consultation ont déjà fait l’objet d’un long débat », a poursuivi ce haut responsable.

Un silence qui en dit long…

L’absence des membres de la Ceni lors de la cérémonie de restitution des travaux du comité interministériel à Anosy en dit long sur la situation actuelle entre la Ceni et le gouvernement. « Nous ne voulons aucunement créer la polémique. La Ceni n’a plus son mot à dire. La balle est dans le camp des politiciens et de nos dirigeants. La Ceni a accompli sa mission et nous en sommes satisfaits. Nous avons choisi de ne pas participer à la cérémonie de jeudi dernier par respect au comité interministériel », a expliqué Thierry Rakotonarivo.

Dorénavant, la Ceni attendra l’avant-projet et prépare un lobbying auprès des parlementaires. «  Si jamais nos recommandations sont tronquées ou modifiées, nous mènerons notre mission de plaidoyer au niveau des derniers décideurs que sont les députés et les sénateurs. Nous avons demandé au gouvernement qu’on nous remette le projet de loi avant de l’envoyer aux parlements », a-t-il conclu.

Nadia

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