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Sensibilisation contre la peste : les rumeurs, le plus grand ennemi des volontaires

Sensibilisation contre la peste  : les rumeurs, le plus grand ennemi des volontaires

En marge d’un atelier de renforcement des capacités, hier au Fofifa Ampandrianomby, des volontaires ont affirmé qu’au cours de leurs descentes sur le terrain dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de peste, ils ont constaté que les rumeurs et les préjugés concernant ce fléau restent toujours le plus grand obstacle à surmonter dans leurs interventions. En particulier chez les habitants des bas quartiers. «Ce qui nous ébranle toujours au cours de notre première descente, malgré la formation sur la communication qu’on nous a dispensée», a témoigné Chef Andry, un volontaire de l’Antily Madagascar du diocèse d’Antananarivo.

Peu d’informations à propos de l’acte de volontariat

Les volontaires croient en avoir trouvé les explications : le manque de communication sur l’acte de volontariat et surtout la gratuité des interventions auprès de la population. Chef Andry de citer, à titre d’exemple, que les populations issues des milieux défavorisés pensent que les volontaires sont payés pour justifier des dépenses engagées quelque part, ou encore qu’ils sont envoyés pour recenser les malades, et de les déclarer ensuite atteints de  peste dans le but de gonfler les statistiques. D’autres sont plus sarcastiques. « On nous lance en pleine figure qu’au lieu de nous cantonner aux opérations de sensibilisation, pourquoi n’êtes-vous pas directement venus avec du matériel pour capturer les rats et des insecticides pour tuer les puces ? », a déploré Mina Tsiry Harijao, une volontaire du ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Elle de souligner toutefois que, malgré les difficultés rencontrées, les volontaires   remplissent toujours leur mission à force de persuasion.

«Le métier de volontaire, malgré ses quelques aspects négatifs, est un noble métier, du fait surtout de son utilité publique, et dont les bons résultats obtenus effacent les difficultés rencontrées», a souligné la coordonnatrice nationale de la promotion du volontariat (CNV), du ministère de la Communication et des relations avec les institutions (MCRI), Alijimy Joelle Ratsirarson.

Renforcement des capacités

Pour autant, face à de telles situations, le MCRI a initié des ateliers de renforcement des capacités des membres des organismes impliquant des volontaires (OIV), en alternance avec des descentes sur le terrain dans le cadre de la lutte contre la peste. C’est le quatrième du genre, depuis l’épidémie, qui s’effectue actuellement au Fofifa Ampandrianomby. Quelque deux cent volontaires suivent cet atelier depuis hier et pour deux jours.

Sera R.

 

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