Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Affaires Lylison, Riana A,..… : le Sénat croule sous les dossiers

Affaires Lylison, Riana A,..…  : le Sénat croule sous les dossiers

La nomination d’un nouveau sénateur par le chef de l’Etat remet sur le tapis le cas d’un autre sénateur élu, en l’occurrence celui de Lylison René de Roland. Absent de la scène politique depuis presque dix sept mois, son cas reste encore au statu quo.

Introuvable, le sénateur Lylison René de Roland l’est depuis le 24 mai 2016, au lendemain, d’un appel à une ville morte qu’il a lancé. Depuis, l’élu de Mahajanga, sous les couleurs du Mapar, n’est plus réapparu en public. Et pour cause, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui et un procès s’est déroulé en son absence le 07 février dernier. Pour autant, jusqu’ici, le Sénat n’a pas encore enclenché une procédure de déchéance à son encontre en dépit d’une demande d’avis auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC) effectué par le numéro un du sénat. En d’autres termes, il est encore sénateur de Madagascar sans qu’il puisse assister aux réunions de la Chambre haute depuis déjà trois sessions ordinaires.

Joint au téléphone, hier dans la soirée, pour prendre connaissance des suites de cette affaire, la coordinatrice du Mapar, Christine Razanamahasoa, continue de penser que cette affaire relève de la politique. «Sur le plan juridique, nous avons fait opposition du verdict du tribunal, mais sur le plan politique nous continuons à penser qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un harcèlement politique», a-t-elle simplement indiqué.

Un autre son de cloche souligne par ailleurs que le groupe ne peut pas  entamer cette procédure d’opposition car le sénateur avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt et qu’il aurait dû assister à son audience. Quoi qu’il en soit, selon l’ancien Garde des Sceaux, «C’est une voie de recours ouverte à la partie défenderesse et que nous avons utilisée».

Deux poids, deux mesures

Quoiqu’il en soit, à en croire l’élue d’Ambatofinandrahana, «Actuellement, la situation reste au statu quo. Il semble que le Sénat n’ait pas encore lancé une quelconque procédure de déchéance». En effet, pour l’heure, d’autres dossiers qui intéressent plus et à plus d’un titre, les parlementaires pro-régimes et à ce titre, le cas du sénateur est relégué au fond des tiroirs du parti présidentiel.

Pour le groupe, ces temps-ci, les esprits se tournent plutôt vers la manière dont le président du HVM, Rivo Rakotovao, serait porté à la tête du Sénat. Rien de plus. Suivant cette logique, le plus important pour le régime est qu’il a réussi à faire taire un opposant encombrant, le reste n’est que diversion.

Sauf que le cas du sénateur Lylison René de Roland fait toujours tiquer lorsqu’il est mis en rapport avec celui d’un autre sénateur élu, pro-régime cette fois. Il s’agit de Riana Andriamandavy VII qui a rameuté la foule devant le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) à Ambohibao devant les yeux des  forces de l’ordre et des caméras des journalistes, sans qu’il puisse être inquiété jusqu’à présent. Et qu’en dépit d’une plainte déposée par la présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) Fanirisoa Ernaivo, dont le dossier reste sans suite jusqu’à ce jour, il continue de s’afficher lors d’événements publics. C’est le cas notamment lors de la passation de service, lundi, au ministère auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’élevage à Anosy.

A noter que juste après la prise de fonction de la nouvelle ministre de la Justice Rasolo Elise Alexandrine, le SMM a rendu à cette dernière visite et a évoqué  cette affaire. Sauf que jusqu’ici c’est aussi le statu quo.

Rakoto

 

Les commentaires sont fermées.