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Épidémie de peste : la barre des 100 morts presque atteinte

Épidémie de peste  : la barre des 100 morts presque atteinte

La peste continue de faire des ravages à un rythme alarmant. Le bilan ne cesse de s’alourdir depuis le début de l’apparition de l’épidémie au mois d’août, durant lequel la barre des 1.000 cas et des 100 morts n’est pas loin d’être atteinte.

La situation ne cesse de s’aggraver. 911 cas et 95 décès de peste ont été enregistrés depuis août jusqu’à avant-hier  dans la nuit selon les statistiques partagées hier par le ministère de la Santé à l’occasion d’une rencontre avec la presse à Ambohidahy, organisée avec les partenaires techniques et financiers (PTF). Même s’il y a évidemment de quoi à craindre, le ministère de la Santé voit d’un bon œil l’évolution des statistiques, traduisant l’augmentation du nombre de cas comme un indicateur encourageant qui reflète la ruée de la population à consulter les centres de santé pour se faire soigner. Un paramètre qui  permettrait, par ricochet, de limiter la propagation de l’épidémie puisque les malades sont soignés à temps.

Le Grand Tana  tient le record en termes de nombres de cas et de décès par rapport aux autres foyers pesteux dans les cinq districts  les plus victimes, enregistrant plus d’une cinquantaine de cas. Pour Antananarivo et ses périphéries, 439 cas de peste, bubonique et pulmonaire, ont été notifiés depuis le 1er août, dont 31 décès. Donnant de plus amples informations, le ministère de la Santé, le Pr. Mamy Lalatiana Andriamanarivo  a fait savoir que, «Sur ces mortalités, seuls 7 sont survenus en milieu hospitalier, tandis que les restes, soit 24, dans les quartiers». Rendant ainsi difficile la maîtrise de la propagation de l’épidémie, surtout avec la réticence des familles des victimes contre l’application des mesures sur l’enterrement, qui doit être confié au Bureau municipal d’hygiène (BMH) et se faire dans une fosse en dehors du caveau familial. Pas plus tard qu’avant-hier, des cadavres pestiférés ont du être laissés depuis des heures dans quelques quartiers de la capitale faute d’accord avec les familles sur les procédures d’enterrement.

Essai sur des nouvelles techniques d’enterrement…

Les responsables et les PTF, dont la Croix-Rouge Malgache (CRM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), tentent de voir comment gérer la situation et d’éviter les fréquentes et parfois violentes confrontations entre les familles et les médecins. Des recherches sur la manière de traiter et sécuriser les dépouilles pestiférées pour qu’elles ne transmettent plus la bactérie et qu’elles puissent bénéficier d’une veillée funèbre et d’être enterrées dans le tombeau familial, est actuellement sur les rails. «L’objectif est de voir la possibilité de respecter les traditions malgaches. Et ce, après les résultats d’un essai technique qui va s’effectuer pendant quelques semaines», a expliqué le numéro un du ministère de la Santé.

La représentante de l’OMS,  Charlotte Ndiaye, qui vient de conclure l’accord de partenariat sur ce projet avec le SG de la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), hier à Andraharo, a pourtant indiqué que, «cette mesure ne s’applique pas aux cadavres déjà enterrés».

Fahranarison

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