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Chronique : syndrome de prolongation : n’est pas Kabila qui veut

Alerte ! Les circonstances menacent d’une obligation de tenir les élections en 2018. La volonté de reculer l’échéance risque d’exploser en vol, au secours Kabila ! Priorité donc à la confection d’un plan B ! Sitôt dit sitôt fait. Comme de bien entendu, précipitation et  improvisation ne favorisent pas la réussite d’un costume portant la griffe d’un bon faiseur. Le schéma en remplacement cousu de fil blanc, (zaitran-tsena, confection cousue sur place au marché, ironise-t-on) résiste mal à une explication logique, alors préférable de se trouver éloigné au moment de la publication de l’information. Rarement un remaniement ministériel, si insignifiant soit-il (celui-ci ne l’est pas) a souffert d’une nécessité de sursoir à une publication officielle en attendant l’absence du Chef de l’Etat qui a pourtant adopté et signé le décret. L’excuse prétextant le décès du président Zafy comme un devoir de respect justifiant le retard, n’est que simple autre fumisterie. La nomination d’un sénateur en remplacement de Monsieur Ahmad, démissionnaire depuis février, se trouve déjà hors limites légales, il fallait faire fissa. La mission en Italie présentait une coïncidence favorable (à 48 heures près) pour expliquer l’absence du président de la République et du ministre intéressé devenu sénateur. Cette mission, intéressant au premier chef le ministre de l’Agriculture a sûrement déconcerté les interlocuteurs s’ils en étaient informés, et par la suite déçus s’ils ne l’avaient pas été préalablement, puisqu’ils ont eu à traiter avec une autorité qui ne l’était plus ou au mieux en passe de ne plus l’être. Simple détail !

L’essentiel et l’urgence étant que le président du parti HVM, actuellement majoritaire en soutien du président de la République, soit nommé sénateur à l’ouverture de la session ordinaire du parlement. Personne n’a interprété cette disposition comme une disgrâce, un renvoi de Rivo Rakotovao dans une voie de garage. La rumeur populaire y décèle le lancement d’une fusée à plusieurs étages, la prochaine étape devant être la mise en orbite et l’alunissage sur la planète présidence du Sénat. Si la révision de la constitution ne passe pas, au moins Rivo Rakotovao pourrait veiller avec fidélité aux intérêts de son ami en assumant l’intérim de la présidence de la République, Rajaonarimampianina, candidat ayant eu le devoir de démissionner au préalable.

Léo Raz

 

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