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Epidémie de peste : la gestion des données remise en cause

Epidémie de peste  : la gestion des données remise en cause

La mise à jour des statistiques sur l’épidémie de peste accuse du retard. Cette situation ne manque pas de porter atteinte à la gestion de la propagation de l’épidémie si l’on se réfère au fait que l’étendue géographique des endroits touchés ne cesse de s’élargir.

Pas à jour. Il est difficile depuis quelque temps d’avoir des données sur la peste en temps réel alors que nul n’ignore que celles-ci constituent un paramètre important dans la gestion des risques, notamment sur les conduites à tenir face à la propagation de la maladie, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Selon les dernières statistiques du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), en date d’avant-hier, à travers le pays, 610 cas de peste ont été rapportés depuis le début de

l’épidémie au mois d’août, dont 63 décès, soit un taux de létalité de 10,3%.

Des chiffres qui ont sans doute connu une nette évolution durant ces deux derniers jours, où aucun bilan n’a été communiqué, contrairement au moment où les données étaient gérées par le ministère de la Santé. Un ancien responsable au sein du ministère de tutelle, qui a participé à un débat télévisé hier, n’a pas manqué de manifester ses inquiétudes face à cette situation. Il a souligné que le BNGRC n’a nullement la compétence pour gérer les données y afférentes, car cela diffère complètement de la gestion des risques liées aux catastrophes naturelles, sachant qu’il s’agit là d’une épidémie, dont les risques de propagation nécessitent des approches sectorielles et spécifiques.

Epidémie de niveau 2

Tout compte fait, il faut reconnaître que les mesures de préventions incombent à tout un chacun, qui devrait prendre les précautions nécessaires à son niveau, surtout qu’il s’avère de plus en plus difficile de maîtriser la situation. Jusqu’à maintenant, on assiste à une épidémie de « niveau 2 », selon  l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). A ce stade, l’isolation de Madagascar du reste du monde n’est pas encore recommandée mais cela reflète déjà l’ampleur de la situation sur

l’épidémie.

Selon les explications, ce niveau est appliqué en cas d’un événement unique ou multiple survenu dans un pays avec des conséquences modérées pour la santé publique et qui nécessite une action modérée du bureau de pays de l’OMS et/ou une action modérée de l’OMS à

l’échelle internationale. L’aide de l’Organisation et/ou d’un partenaire externe demandée par le bureau de pays est modérée. Une équipe d’appui à l’action d’urgence dirigée depuis par le Bureau régional coordonne l’aide apportée au bureau des pays de l’OMS.

Rakoto

 

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