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Exportation de pierres précieuses : le format taillé à promouvoir

Exportation de pierres précieuses : le format taillé à promouvoir

L’exportation des pierres en format taillé est à promouvoir pour créer plus de valeur ajoutée aux produits miniers.

Les pierres à l’état brut constituent la majeure partie de nos exportations de pierres précieuses. Alors que le format taillé apporte beaucoup plus de valeur ajoutée dans le secteur des exportations des pierres précieuses. Ainsi, pour promouvoir le développement du secteur lapidaire et l’exportation de pierres taillées, le Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM) organise avec l’Institut de gemmologie de Madagascar (IGM) un concours de lapidairerie, du 17 au 19 octobre, au siège du Mining business center (MBC)  Mamory Ivato.

Une grande partie des pierres à l’état brut, exportés par Madagascar, part vers les pays asiatiques chaque année. Les produits sont ensuite taillés dans ces pays pour être vendus à prix élevés sur les marchés européen et américain. Il y a donc une grande part de marché perdue par les opérateurs malgaches dans ce processus.

D’après les explications apportées par le directeur général de l’IGM, Andrianirina Rasolonjatovo, «2 grammes de saphir bleu à l’état brut coûtent un million d’ariary. Avec 35% de rendement, on peut avoir 3,5 carats avec 2 grammes de saphir bleu. Or, le carat du saphir bleu vaut 2 millions d’ariary actuellement. Pour dire que les 3,5 carats coûtent ainsi près de 7 millions d’ariary. Sans parler des emplois que la lapidairerie peut générer, il est évident que l’exportation du format taillé est largement avantageuse pour les opérateurs».

Des normes à respecter

Mais le marché international a des exigences. Il existe en effet deux normes de pierre taillée dans le monde, celles thaïlandaise (la plus  répandue à Madagascar) et américaine. Cette dernière est conforme à la norme CEE (Commission économique pour l’Europe), la seule reconnue dans le monde entier.

«Les pierres taillées selon la norme thaïlandaise ne sont reconnues que dans les pays asiatiques et ne peuvent être commercialisées dans les pays occidentaux» a poursuivi de DG de l’IGM. «Une dizaine d’entreprises présentes à Madagascar produisent actuellement des pierres taillées suivant la norme américaine. Une grande société étrangère prévoit également d’installer une usine de transformation de pierre à Madagascar pour optimiser le coût du transport» a-t-il précisé.

Concernant le concours de lapidairerie, les trois pierres gagnantes seront à l’honneur d’une exposition à Londres, à l’occasion d’une rencontre internationale sur le marché des pierres précieuses. En outre, une foire des pierres précieuses sera organisée au MBC après ce concours pour promouvoir les rencontres entre tous les acteurs dans le secteur de la lapidairerie.

Riana R.

 

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