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Chronique : Préalable au retour à des activités politiques – Se refaire une virginité avant d’y retremper

Les malheurs faits par l’administration aux entreprises du complexe Ravalomanana remuent actuellement l’opinion. Particulièrement les sympathisants de l’ancien président s’émeuvent du harcèlement injuste qu’exerce le fisc à l’encontre des entreprises apparemment  ou seulement suspectes en transparence d’être liées au groupe. Le harcèlement se manifeste peut-être de façon injuste par un mode de traitement inégal avec d’autres, mais comme le prétendent les administrations leurs interventions restent dans la légalité puisqu’en relevant des infractions elles n’appliquent que des sanctions prévues par la législation.

La pratique de «deux poids deux mesures» dans toute son horreur n’est pas d’usage nouveau dans le pays. Les clans qui se sont succédé aux affaires y ont toujours eu recours pour intimider concurrents en affaires et adversaires en politique, et s’assurer ainsi l’exclusivité des procédés malhonnêtes et le monopole des irrégularités. Il n’est pas injurieux de penser qu’en son temps le système Ravalo a exploité la méthode à plein gaz. Ça ne fait pas l’affaire pour avoir la prétention de réclamer un bon fonctionnement d’un état de droit, la loi s’applique à tour de rôle au gré du plus fort, ainsi se manifeste le traitement (une maltraitance) du droit dans cet état qui est le nôtre. La succession au pouvoir respecte la transmission de ce juteux schéma.  Du mauvais côté du manche, à s’en plaindre on ne trouve pas grâce. Lorsque l’on a le mauvais rôle du coupable dont on étale des actes de bassesse, il est mal venu de requérir condamnation des ignominies que commettent ceux qui revêtus des habits de gardien de la rectitude harcèlent de poursuites légales leurs émules question commissions d’actes illégaux.

Moralité :  si l’on veut y revenir et vivre «indemnisé» pour plus tard en partir indemne la taille ceinte de rembourrage, s’assurer au préalable d’une nouvelle virginité.

Mais d’avoir gouté l’ivresse du pouvoir et d’avoir pu satisfaire la voracité pour  des biens mal acquis par des moyens défendus qu’eux seuls et leur bande s’autorisent, tous subissent le mauvais sort  de cette envie diablotine qui à jamais démange.

Léo Raz

 

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