Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

La peste à Madagascar (1898) : la peste bubonique à Tamatave (2)

(Suite.)

Complétant les indications qui avaient été transmises la veille, M. l’Administrateur de Tamatave télégraphiait le 25 novembre ce qui suit : « Depuis hier un nouveau cas un décès et ce matin un cas à Tanambao qui n’a pas encore été constaté, deux suivis de décès et six autres décès qui peuvent être attribués à la même cause. Il est impossible jusqu’à présent de retrouver le point de départ de la contamination. »

Le 26 un nouveau décès et trois nouveaux cas étaient signalés soit au total seize cas dont treize indigènes et trois créoles parmi lesquels treize ayant été suivis de décès dont un de créole. Dès que ces informations sont parvenues à Tananarive, M. le Gouverneur Général a pris les mesures les plus rigoureuses en vue de localiser le fléau, s’il est réellement confirmé que l’on se trouve en présence de la peste bubonique et d’empêcher autant que possible sa dissémination dans l’île.

Le comité d’hygiène de la colonie à Tananarive et le conseil sanitaire à Tamatave se sont réunis dans la journée du 26 novembre pour examiner la situation et proposer au chef de la colonie tous les moyens propres à étouffer l’épidémie. À l’issue de la séance du comité d’hygiène, M. le Gouverneur Général a pris un arrêté dont le texte a été affiché simultanément à Tananarive et à Tamatave et dans tous les postes de la ligne d’étapes aux termes duquel les villes de Tamatave et d’Andévorante ainsi que la région qui les sépare ont été mises en quarantaine.

Les convois montant de personnels et de marchandises seront arrêtés à Andévorante et les convois descendant ne pourront pas dépasser Mahatsara. Toutefois cette mesure ne s’applique qu’aux porteurs constituant ces convois afin que ceux d’entre eux qui auraient pu être contaminés pendant leur séjour à Tamatave ne puissent ni regagner l’Imérina ni communiquer avec les bourjanes provenant du plateau central. D’autre part, des ordres ont été adressés à M. l’Administrateur en chef à Majunga pour que le courrier ainsi que les officiers et fonctionnaires arrivant de France par le paquebot du 2 décembre soient débarqués dans ce port à l’exception du personnel appelé à servir à Nossi-Bé et à Diégo-Suarez.

(À suivre.)

Journal officiel de Madagascar et dépendances

Supplément commercial (Tamatave et Côte Est)

Samedi 3 décembre 1898.

www.bibliothequemalgache.com

Les commentaires sont fermées.