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Chronique : humour pince-sans-rire

Vous avez sans doute envie de vous changer les idées pour oublier, ne serait-ce que quelques minutes, la dramatique situation sanitaire que nous sommes condamnés à subir. Croyez-moi, il n’est pas évident de trouver ces derniers jours un sujet qui vous ferait voir le monde d’un gris plus clair alors qu’il persiste à rester orageux. Je me souviens qu’en 2015, la presse avait relayé une information cruciale pour le pays. Rappelez-vous : «Madagascar est le premier pays à s’être engagé officiellement à lutter contre la Défécation à l’Air Libre (DAL).

Le 27 mars, une séance de Déclenchement Institutionnel de Haut Niveau avait réuni des responsables (sic) «convaincus que cette pratique [devait] être arrêtée aussitôt que possible. (…) Par conséquent, dans la mesure de leurs possibilités et des moyens en leur possession, ils [étaient] prêts à contribuer à ce noble mouvement national pour la dignité humaine et le bien-être afin de faire de Madagascar un pays modèle sans défécation à l’air libre d’ici 2018.

N’est-ce pas extraordinaire ? L’annonce avait été publiée officiellement le 1er avril 2015. Le hasard du calendrier et peut-être un humour pince-sans-rire à la malgache avaient convolé en des noces très cyniques pour nous annoncer, un 1er avril, qu’il fallait mener un combat contre les excréta humains.

2018 n’est pas si loin. Si le déclenchement Institutionnel de Haut Niveau a obtenu des résultats probants, le grand public n’a malheureusement pas encore accès aux chiffres qui feront (feraient, devraient faire) de Madagascar un pays modèle sans défécation à l’air libre.

La chronique tire à sa fin, le ciel malgache n’est toujours pas plus clair, je m’en vais relire «Les animaux malades de la peste» et, dans un autre registre, «La civilisation des mœurs» de Norbert Elias. Voilà ce que je peux faire, «dans la mesure de [mes] possibilités et des moyens en [ma] possession».

Kemba Ranavela

 

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