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Lutte contre la corruption : le Bianco esseulé

Lutte contre la corruption  : le Bianco esseulé

Le Bianco veut rameuter tout le monde à lutter contre la corruption. Cependant, cette initiative n’obtient en retour que des déclarations d’intention.

La lutte contre la corruption à Madagascar est actuellement à un stade avancé. Le courage, ou l’audace pour certains, dont le personnel du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) ont fait preuve dans le cadre de l’affaire Claudine Razaimamonjy, considérée comme l’affaire du siècle vu le statut social et politique de la concernée, en est la preuve. Mais le chemin reste long et parsemé d’embûches, d’après les explications du directeur général du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy, lors de son intervention dans l’émission «Ambarao» sur Alliance Fm 92, hier.

Il faut oser dénoncer cette pratique devenue un fléau au pays, attirant toute l’attention de la communauté internationale. «Ce n’est pas un travail facile. Il faut avoir de la personnalité et du courage. Il nous arrive quelquefois de nous sentir seul dans cette lutte», a reconnu ce haut responsable et non moins magistrat de formation.

Car pour avoir osé s’attaquer à un dossier comme celui impliquant Claudine Razaimamonjy, il a fallu affronter tous les risques en s’assurant que toutes les procédures ont été suivies. «Ce dossier n’est pas encore clos. Le Bianco ne se charge que des enquêtes préliminaires. Il n’est pas un organe de poursuites mais un service d’enquête. Après les investigations, le dossier a été transmis au niveau du parquet de la chaîne pénale qui est l’organe de poursuite. Il appartient aux magistrats de cette juridiction de poursuivre l’enquête», a fait savoir le DG Jean-Louis Andriamifidy.

Du courage et de la persévérance

«La lutte contre la corruption est un travail de longue haleine», a déclaré le DG du Bianco. Et ce travail requiert l’implication de toute la population car le Bianco ne pourra pas à lui tout seul faire le travail. «Il requiert la participation de tous les citoyens, tout le monde devrait prendre ses responsabilités. Ce n’est pas le seul apanage du Bianco. Il faudrait que tout le monde refuse la corruption et ose dénoncer cette pratique», selon le directeur général.

Mis à part l’implication des citoyens, le DG du Bianco a également évoqué le mécanisme. Pour lui, le système n’est pas encore parfait. «Pour pouvoir réussir, il faut qu’il y ait une synergie d’action entre l’Etat et les institutions. Il y a des choses à améliorer. Si l’on se réfère à la réussite ou non de la lutte contre la corruption, on évoque le manque de volonté politique qui peut se caractériser par le fait de ne pas octroyer les moyens suffisants à une agence anti-corruption. Mais Madagascar a vraiment le meilleur système de lutte contre la corruption en Afrique, en matière de législation», a conclu le DG du Bianco.

Recueillis par Nadia

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