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Chronique : la vertu du silence

Le désir de plaire et l’obligation que les courtisans manifestent par une entière disposition jusqu’à accepter parfois de servir de serpillère dans des élans d’obséquiosité, exercent une si forte pression, que certains ratent l’occasion de se taire. Les arguments  plaidant la cause de l’article 47 et celle des fokontany nécessitant une précipitation prioritaire dans le but d’y apporter une correction ne sont pas légion. Les ténors du palais ont vite fait de les user et de n’avoir plus à glisser qu’impertinences dans leurs propos faute de raisons pertinentes à mouliner, (sans idées à moudre les moulins à paroles tournent à vide). Plus rien à ânonner pour les courtisans, ce qui n’interdit pas aux plus ardents d’entre les flagorneurs de chercher à se répandre dans les médias afin de se distinguer avec espoir d’être remarqués. Ils en oublient les risques. Pour peu qu’il reste de gens lucides dans le camp, ils en retiendront que par la légèreté du sens ces interventions desservent plus qu’elles ne favorisent l’idée de procéder à une révision de la constitution. C’est à se demander si dès fois dans les palais on n’a pas adopté la stratégie de privilégier la quantité à la qualité, en témoigne le nombre des intervenants et volume de bruit occupant l’espace médiatique. A défaut de grives, les substituts que l’on pense merles pour pouvoir s’en contenter n’en ont pas la qualité. Afin de mener à bien le processus d’une révision de la constitution telle qu’on la veut, reste alors à tabler sur une naïveté juvénile du peuple. L’hypothèse reste à vérifier. On ne peut en effet exclure l’inverse : blanchie aux épreuves des déconvenues et des sacrifices la population en aurait pris de la graine et s’en trouve mature pour ne plus s’en laisser conter.

Hors les partisans en soutien du pouvoir, une majorité des gens y comprises les personnes convaincues de la nécessité impérieuse du maintien de la stabilité, rejettent l’idée de procéder à une révision avant les élections. Personne n’est dupe ! S’entêter menace de provoquer davantage de troubles que ne le menace le statu quo, statu quo agité en épouvantail. « L’erreur est humaine, persévérer serait diabolique », surtout quand ce sont la nation, l’état et le peuple qui auraient encore à en payer la casse.

Léo Raz

 

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