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Festival Hay : l’ingénierie culturelle selon Vahömbey

Festival Hay  : l’ingénierie culturelle selon Vahömbey

Le festival Hay a commencé, hier, à l’Hôtel de l’Avenue (HDA) Analakely, avec une conférence animée par Vahömbey. Les jeunes ont surtout été curieux et fascinés par le thème axé sur ce qu’est l’ingénierie culturelle.

Etant un senior consultant en ingénierie culturelle, Vahömbey a eu le plaisir d’expliquer aux jeunes ce métier qui exige une compétence spéciale afin de promouvoir maîtriser le développement d’un artiste, d’un groupe, d’une association, d’une entreprise et même d’un pays. «Un ingénieur culturel doit pouvoir contrôler trois points essentiels, à savoir la création et la production, la médiation et enfin l’entrepreneuriat», a-t-il expliqué.

L’entrepreneuriat, un volet difficile 

En effet, le problème de certains acteurs à Madagascar réside dans la négligence du volet entrepreneuriat. «Il existe plusieurs évènements culturels au pays mais la plupart d’entre eux se lancent dans la gratuité, une chose que je n’apprécie pas tellement parce que l’art devrait faire vivre son homme», a-t-il affirmé. Il a aussi souligné l’importance de l’appui des grandes entreprises aux artistes. «Elles ont une redevabilité sociale. Elles devront aussi avoir cette même attitude dans le monde culturel. Peu de sociétés en sont conscientes et nombreuses pensent que la culture n’est pas rentable, donc négligeable», a-t-il continué.

La gratuité n’est pas toujours favorable

Par ailleurs, cette notion de gratuité a aussi suscité la curiosité du public, composé, entre autres, d’artistes en herbe. «Au fait, le problème est que face à cette situation, les artistes émergents ne connaissent pas exactement leur cible. Le public est-il présent pour découvrir l’artiste ou simplement pour faire la fête? Est-ce que ce genre de public intéresse les investisseurs ou pas ? Ces deux points sont primordiaux avant de pouvoir continuer à exercer son art», a ajouté l’intervenant. Un ingénieur culturel a donc le devoir de détecter les obstacles et de créer tout un processus pour le bon développement d’une industrie culturelle.

La culture, un autre sujet incontournable

A part ce sujet, Vahömbey a aussi expliqué ce qu’est la culture ou «kolon-tsaina» à Madagascar. «Personnellement, je ne connais pas exactement la réponse parce que la traduction ne correspond pas à ce mot», a-t-il ajouté. Selon l’artiste, la culture ne se limite pas seulement à la mentalité ou «saina» en malgache mais prend surtout en compte le corps, le cœur et surtout l’âme. Un autre sujet qui a également séduit le public.

Holy Danielle

 

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