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Bras de fer SMM-ETAT : statu quo, vives tensions

Bras de fer SMM-ETAT  : statu quo, vives tensions

Rien de nouveau à l’horizon. L’Etat  fait fi de la situation des magistrats et des greffiers à Anosy.

Si le nombre des forces de l’ordre issues de l’Emmoreg s’accroît à Anosy, les reponses aux revendications des magistrats et des greffiers sont repoussées aux calendres grecques. Au lieu de trouver des solutions aux diverses revendications, les responsables du ministère de la justice choisissent de multiplier les conférences de presse pour dénoncer le mouvement sans apporter des solutions.

Cela n’a pourtant pas empêché les auxiliaires de  justice et les magistrats de continuer leur grève jusqu’à lundi prochain. C’est ce qu’a annoncé hier la présidente du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), Fanirisoa Ernaivo, à la presse.

«La grève continue et comme vous le constatez aujourd’hui, les bureaux sont fermés, que ce soit au Parquet, à la Cour d’appel, la Cour suprême ou encore au Tribunal administratif et financier», a-t-elle déclaré.

D’après la magistrate, «Il devra y avoir une audience aujourd’hui mais comme tous les dossiers sont renvoyés en bloc, les prisonniers ont été remis en prison car. Cela signifie que la grève continue même si le nombre des éléments de l’Emmoreg a redoublé, nous allons continuer notre grève jusqu’à lundi. Jusqu’ici, il n’y a pas encore eu de discussion».

Restrictions

Jeudi dernier, au début de la grève illimitée, un huissier de justice, accompagné par des éléments de l’EmmoReg, est venu sur les lieux pour briser le cadenas du portail du tribunal et le groupe s’est introduit dans les locaux du Palais de justice à Anosy. Une image qui a ébahi aussi bien les magistrats que les simples citoyens présents sur les lieux.

Le SMM se veut combatif. «Nous estimons que l’Etat ne veut pas dialoguer mais plutôt intimider. C’est la voie choisie par les dirigeants pour régler nos différends, alors on en est là. Nous allons continuer notre lutte. C’est aussi le cas dans les provinces. Nous n’avons pas obtenu de locaux pour tenir les réunions, ni pour se rassembler», a réagi le numéro un des magistrats, Fanirisoa Ernaivo, hier.

Quoi qu’il en soit, le silence de l’Exécutif dans cette affaire reste intriguant. La ministre de la Justice qui est le premier interlocuteur des magistrats et des greffiers, après deux rencontres à Faravohitra, n’a pas réussi à trouver des solutions concrètes pour faire taire les revendications. Pendant ce temps, l’Exécutif, à travers le Chef de l’Etat et le Premier ministre, demeure introuvable en espérant probablement rester au-dessus de la mêlée.

Rakoto

 

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