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Atsinanana : escalade de la violence à l’université de Toamasina

Atsinanana  :  escalade de la violence  à l’université de Toamasina

Le pire n’a pu être évité au campus universitaire de Barikadimy à Toamasina, hier, après l’expiration de l’ultimatum annoncé par les étudiants. Les revendications se sont transformées en échauffourées causant des dégâts matériels après l’échec des négociations.

De nouvelles violences, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre, ont secoué l’université de Toamasina, hier. Les étudiants ont décidé de passer à la vitesse supérieure dans leurs revendications et ont saccagé des salles de cours, perturbant le déroulement des examens. La situation a été prévisible après les avertissements qu’ils ont lancés pour résoudre dans un délai de 48 heures leurs problèmes de bourses et de logements principalement.

Les étudiants dans l’impasse

Plus de 2.800 étudiants ont des arriérés de bourses de 4 mois, selon les meneurs de la manifestation qui déplorent en parallèle la hausse exorbitante des droits d’inscription pour la nouvelle année scolaire. Or, cette situation n’a pas été réglée, hier, comme l’a promis le président de l’université de Toamasina, provoquant l’ire des étudiants qui ont augmenté la pression.

Le problème de logements vécu par les étudiants de Toamasina, malgré l’existence d’une nouvelle infrastructure prévue à cet effet, a été la goutte d’eau de trop. La répartition des logements dans le nouveau bâtiment tarde, obligeant leurs futurs bénéficiaires à louer des chambres à des prix dépassant leur pouvoir d’achat. Les responsables rejettent la responsabilité de cette situation sur le retard dans les branchements d’eau et d’électricité mais les étudiants pressés par les charges supplémentaires générées par les loyers ne l’entendent plus de cette oreille.

L’ambiance risquera encore d’être tendue lundi si la situation perdure.

Manou

 

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