Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Referendum constitutionnel : inconnu au bataillon pour les Nations unies

Referendum constitutionnel  : inconnu au bataillon pour les Nations unies

Une rencontre entre le secrétaire général des Nations unies (SGNU) Antonio Guteress et le président de la République Hery Rajaonarimampianina s’est tenue jeudi dernier à New York en marge de la 72e Assemblée générale des Nations unies. La question sur les élections à Madagascar a été soulevée par le SGNU. Ce dernier insiste sur la tenue de la présidentielle en 2018.

Aucune mention sur la révision de la constitution. L’information a été publiée par le service de la communication et de l’information des Nations unies (Cinu). « Le SGNU sollicite la tenue de la réconciliation nationale afin d’organiser des élections transparentes, libres et inclusives ». En résumé, le SGNU, Antonio Guteress, a épousé l’opinion de la Communauté internationale quant à une éventuelle révision constitutionnelle.

« Notre appui financier est destiné à l’élection présidentielle mais pas à autre chose. Nous avons réservé un budget pour les élections prévues selon le chronogramme de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) », a affirmé le représentant adjoint

du Programme des NU pour le développement (Pnud), Marie Dimond. Il n’y a pas si longtemps, l’ambassadeur des Etats-Unis, Robert Yamate, a également insisté sur la tenue de l’élection présidentielle prévue pour 2018.

Les grands commis de l’Etat optent pour une élection anticipée

Le débat sur la révision constitutionnelle fait rage actuellement. La classe politique est divisée. Celle qui est pour cette révision avance des raisons qui semblent ne pas convaincre le camp d’en face. Sur les réseaux sociaux, le groupement des technocrates et les grands commis de l’Etat ont émis ce week-end leur avis sur les moyens de « partager la poire en deux ».

Pour cela, ils ont avancé une solution qui, selon eux, permettra au pays d’éviter une crise.

« Pourquoi ne pas organiser une élection présidentielle anticipée en juillet 2018 ? Le président élu aura par la suite la tâche de toiletter la Constitution, proposer une nouvelle vision et refonder la société. Cela départagera tout le monde sur le plan calendaire. D’ailleurs, la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) s’est dit fin prête et la nouvelle loi électorale sera présentée lors de la prochaine session en octobre prochain », selon le communiqué.

Une autre forme d’opposition

Dans ce débat sur la révision constitutionnelle, une autre forme d’opposition se dessine. D’un côté, ceux qui sont pour la tenue des élections puis une éventuelle révision de la Constitution avec le nouveau président élu. De l’autre côté, les partisans de la révision et non moins adeptes au régime actuel qui font des pieds et des mains pour convaincre la population sur l’utilité d’une modification constitutionnelle.

Pour les opposants, la responsabilité de la Haute cour constitutionnelle (HCC) est vivement sollicitée surtout sur la question de l’article 161 stipulant « Aucune révision de la Constitution ne peut être initiée, sauf en cas de nécessité jugée impérieuse ».

Pour ceux qui s’opposent à cette révision constitutionnelle, il s’agit tout simplement d’une façon pour prolonger le mandat de Hery Rajaonarimampianina. Les partisans à la révision pensent cependant que « cette révision, surtout de l’article 47 est au bénéfice des candidats. Seul le président de la République aura les moyens de visiter les districts et les communes en 15 jours de campagne. C’est un exemple parmi tant d’autres », a-t-on avancé.

« Les candidats se sont déjà préparés à cette éventualité car cette Constitution ne date pas d’hier », a rétorqué l’opposition.

Et ce n’est que le début d’une rivalité entre les deux camps. La suite appartiendra au sein des deux parlements lors de la prochaine session qui seront les acteurs principaux pour l’adoption ou non de l’avant-projet.

Une crise se profile à l’horizon

Une nouvelle crise, c’est à cela que craint la population dans ce débat houleux sur la révision constitutionnelle. Depuis l’annonce faite par le Premier ministre, relayée par le président de la République sur l’éventualité d’une révision de la Constitution, politiciens, partis politiques, société civile, juristes ont respectivement donné leur avis. La majorité se pose la question sur la nécessité de réviser la Constitution à l’aube d’une élection présidentielle prévue selon la Loi.

Nadia

Les commentaires sont fermées.