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Police et gendarmerie : le torchon brûle

Police et gendarmerie : le torchon brûle

L’arrestation qui a conduit à l’incarcération d’un gendarme, impliqué à tort ou à raison dans une affaire de braquage, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Personne n’est sans savoir qu’entre la gendarmerie et la police, ça n’a jamais été le grand amour. Cette mésentente s’est amplifiée quand la police a procédé à l’arrestation d’un gendarme principal de 2e classe de l’Escadron blindé n°4 (EB4) qui, après son défèrement au Parquet d’Anosy, a été placé en détention préventive à la maison de force de Tsiafahy, au même titre que quatre autres présumés braqueurs.

Le jour même du défèrement, une forte tension a été observée au Palais de justice d’Anosy car des éléments de l’EB4, environ une dizaine, conduits par un colonel et un commandant s’y sont également rendus en vue de suivre l’évolution de l’affaire et en guise de solidarité avec leur collègue. Une trentaine de policiers surarmés issus des unités d’élite ont alors été mobilisés. Quoi qu’il en soit, le bon sens a fini par prendre le dessus ce soir-là.

Cela ne signifie pas pour autant que la tension a baissé. Afin de montrer leur mécontentement, certains gendarmes ont en effet indiqué sans détour que la vengeance est un plat qui se mange froid.

Enquête parallèle

De son côté, le chef d’escadron Herilalatiana Randrianarisaona, chef du Service des relations publiques auprès du commandement de la gendarmerie, a fait savoir que l’arrestation de samedi dernier a été menée dans le cadre d’une opération conjointe. « Les enquêtes doivent se faire pareillement mais aussi curieux que cela puisse paraître, la gendarmerie a été mise à l’écart », a-t-il précisé.

Malgré tout, la gendarmerie a mené une enquête parallèle à l’issue de laquelle il a été prouvé, selon le procès-verbal d’enquête, que l’adjudant-chef n’a rien à voir avec cette affaire. D’après toujours le rapport, un adjudant-chef et un sergent-chef de l’armée qui avaient participé à l’opération mixte ont déclaré que le gendarme n’était pas armé contrairement à ce que la police avait affirmé. « Il était en service commandé mais la police n’a voulu rien entendre », a souligné la gendarmerie.

Face à cette série de réactions plutôt hostiles, le commissaire Ostrom Whenss, chef de la Brigade criminelle a expliqué que « Parallèlement à l’enquête diligentée par la police, la gendarmerie a mené la sienne. Un avocat a également défendu la cause du suspect mais le Parquet a prononcé sa décision », a-t-il déclaré laconiquement.

Mparany

 

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