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Pérégrinations hebdomadaires : unis les uns davantage dans la tourmente

Les autres plus dans la déraison

Les choses vont à vau-l’eau, on dirait que les gens pensent de travers et agissent en contradiction de ce qu’ils déclarent. La bande au pouvoir a peut-être réussi à baigner tout le monde dans la tourmente et à faire perdre ainsi la raison. Elle-même n’a su pour autant se protéger pour échapper à cette ambiance, comme de coutume voulant occuper les premières places elle se trouve à la pointe pour dériver vers la déraison.

Au 1er rang du

hit-parade, la révision

de constitution

L’annonce de cette initiative a produit un vif effet de surprise, et pour cause l’idée paraissant tant saugrenue aucune personne de sensée ne se serait aventurée à l’imaginer. Prenant tout le monde au dépourvu le piège a failli fonctionner. Dans un premier réflexe nombreux ont mordu à l’hameçon, se précipitant à émettre des suggestions sur les dispositions litigieuses qui de leur point de vue nécessitent corrections. Les initiateurs ne pouvaient espérer meilleur accueil au projet. Discuter le contenu signifie une acceptation de principe à engager la procédure. Très vite, se rendant compte de la bévue à être tombés dans le panneau, nombreux se sont ressaisis et ont établi des alliances pour organiser une forte opposition au principe même de procéder à cette révision. Ce ne sont pas les dispositions discutables voire aberrantes qui font défaut dans la constitution, en légions celles contestables font tentation, seulement le moment ne parait pas opportun et la manière de vouloir la faire semble par trop suspecte. De façon maladroite une fois encore on agite un chiffon rouge, (promouvoir les fokontany en collectivités décentralisées), dans le dessein de cacher l’intention essentielle qui est de tordre le cou à l’obligation faite au Chef de l’Etat de démissionner 60 Jours à l’avance s’il veut se présenter à l’élection pour sa succession.

Toute supputation et autres petits calculs concernant les risques de réussite ou les chances d’échec du projet à travers les étapes de la procédure (passage devant le parlement, épreuve d’un référendum) jouent le jeu de la révision en hypothéquant de l’issue ; également toute proposition manifestant l’idée de mettre à profit l’occasion dans l’intention de réajuster un cas particulier (le statut de la Justice) procède d’un opportunisme qui roule en faveur du projet. Retenir en hypothèse l’idée d’un «dès fois que…», d’office engage le débat sur le contenu de la révision et constitue implicitement une acceptation du processus, noyant dans la foulée les nombreux arguments qui combattent le principe même d’y procéder actuellement, (cf. chronique 20-09-17 : «sur un malentendu entretenu»).

Taxi ! Une course

pour véhiculer une idée politique

Les professionnels qui exercent le métier de chauffeur de taxi, ont sûrement leurs raisons pour entreprendre les actions qu’ils mènent dans le but de s’opposer à la décision de la Mairie de la capitale, décision imposant aux véhicules servant de taxi une contre-visite technique opérée par Omavet organe ayant lien avec la commune. Comme tous opérateurs et travailleurs les pros du taxi jouissent d’une liberté d’action pour défendre leur activité, sans autant avoir autorité d’en déborder. Le pas a été pourtant franchi, non seulement des voix se sont élevées pour réclamer la tête de madame la maire, et demander son remplacement par un PDS, mais comme Madame est l’épouse d’un monsieur Ravalomanana, potentiel sérieux rival de tout candidat à la prochaine présidentielle, certaines de ces voix ont poussé la chansonnette jusqu’à appeler à voter contre cet homme. Faire un rapprochement et de cette coïncidence suspecter une manœuvre téléguidée ne relèvent pas nécessairement d’une malveillance satanique.

Insécurité : l’abondance ennemie du bien

Hasardeux de vouloir citer toutes les unités d’élite que comptent gendarmerie nationale et police nationale, on risque d’en oublier quelques unes et pour si peu il ne fait pas bon de se les mettre à dos même si de façon générale les éléments qui les composent possèdent de la hauteur par essence ou au moins sur présomption. Moins hasardeux, sans grand risque de se tromper, on peut rapporter que malgré les qualités de ces corps voués à faire régner l’ordre et la paix, la population ne baigne pas dans un climat serein de sécurité. A l’égal une psychose relative à l’instabilité envahit les rangs du pouvoir malgré les gages de pérennité du système grâce à une protection agissante des corps armés. Dans les trois corps rivalisent en nombre des unités d’élite. En rapport aux résultats (climat général d’insécurité) d’élites il y a insuffisamment ou trop.  Choix inclinant à interroger à propos de l’adage affirmant un paradoxe : abondance de biens peut nuire. Pis encore, si  en vrai faux cul comme pour atténuer la portée du paradoxe, style sainte Nitouche on s’aventure à prendre la liberté d’y ajouter : «seulement et surtout abondance en des mains aussi malhabiles que peu innocentes».

Léo Raz

 

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