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Pourquoi et pour qui ?

Pourquoi et pour qui ?

L’idée sournoise et subreptice de l’Exécutif de vouloir modifier la Constitution de la 4e République suscite plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. L’ambassadeur américain à Madagascar Robert Yamate en a posé plusieurs, au moment où la population, l’opinion publique, la société civile et les politiques attendent des signaux forts de la part du régime sur la tenue de la présidentielle de 2018, selon la Constitution en vigueur. Au calendrier défini à l’horizon, l’avancée significative du processus électoral, soutenue par les partenaires technique et financiers, semble aller droit dans le mur.

Les Etats-Unis, à l’instar d’autres Etats, se font du souci sur l’avenir du processus électoral au pays et estiment qu’il faut miser sur l’élection présidentielle, l’une des conditions exigées par la communauté internationale. Pour Robert Yamate, il s’agit d’un scrutin prioritaire pour le peuple malgache et pour Madagascar et ce, vis-à-vis de la communauté internationale. C’est convenu dès le départ et attendu à l’arrivée. Les Etats-Unis craignent les conséquences de cette volte-face «préméditée».

Avant de changer la Constitution par le biais d’un référendum, à une année de la fin du mandat du président actuel, il faut se demander pour quoi faire, pourquoi et plus précisément pour

qui ? L’argument véhiculé comme quoi l’article 46 de la loi fondamentale relative à la démission du président de la République bien avant la bataille aux urnes, crée débat au sein  du comité interministériel, sent le fagot.

Politiquement parlant, changer la ou de constitution n’a aucun intérêt pour la population. Et tout le monde reste unanime, y compris l’instance internationale pour que l’élection présidentielle de 2018 ne se ressemble pas à une autre. Ce sera une alternance démocratique historique. Beaucoup parlent même d’un scrutin de la dernière chance pour Madagascar, frappé de plein fouet par des crises politiques chroniques. Alors pourquoi et pour qui ?

Les partisans du «Non» à la retouche du texte se font entendre et commencent maintenant à mettre en doute la crédibilité du processus électoral. Autant dire que le régime actuel est en train d’installer un environnement politique complexe et confus dans le pays.

JR.

 

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