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Sévices publics (encore)

Sévices publics (encore)

Que n’a-t-on déjà dit, clamé, voire pesté ou carrément craché, sur le secteur des transports publics nationaux ? Mais le calvaire se poursuit, encore et encore pour les usagers, entre des qualités de service qui laissent généralement à désirer, des transporteurs qui, au nez et à la barbe de leurs coopératives et des autorités de régulation, s’assoient sur leurs cahiers de charges, ou encore une insécurité permanente aussi bien en milieu urbain que sur les routes nationales.

Et ne voilà-t-il pas que le secteur est encore une fois secoué par des conflits… C’est même presque devenu habituel que le torchon brûle entre les autorités communales de la capitale et les transporteurs, à commencer par l’entrée en scène d’Easy Park dans la gestion des parkings de la capitale et dont les relations avec les usagers ne sont toujours pas si « easy » que cela jusqu’à présent puisque les plaintes continuent de fuser sur les réseaux sociaux et les médias. Puis, la CUA a voulu imposer une nouvelle lanterne aux taxis-ville mais a dû se résigner à remettre le projet au placard après une véritable démonstration de force des concernés. Actuellement, les responsables communaux comptent confier la contre-visite à une entreprise “privée”, s’attirant les foudres des transporteurs qui, eux-mêmes, sont des opérateurs privés.

Cela étant dit, le nouveau système de contrôle porterait sur une centaine de points et pourrait donc déboucher sur le retrait de nombreux taxis-be de la circulation. Et c’est principalement ce qui explique la réticence des transporteurs, au-delà des préoccupations liées au fait que les 90% des recettes collectées à travers le système seront reversées au profit de l’entreprise et seulement 10% à la CUA. A la limite, on admettra que ce sont les risques encourus lorsqu’on confie une activité de service public à une société privée qui, de par sa vocation, est essentiellement tournée vers le profit, comme cela a été le cas pour les transports publics et comme c’est désormais le cas pour la gestion des parkings de la ville.

Maintenant, il faut se demander si l’intention est réellement d’améliorer les services fournis et de minimiser les risques d’accidents et si concrètement, cela s’en ressentira auprès des usagers. Car, on se rappellera les promesses faites à une époque pour justifier une hausse des tarifs, en l’occurrence, celle d’améliorer les offres fournies dont la suppression des strapontins. Tout est resté au stade de promesses puisque les gens y sont toujours fourrés comme du bétail, tandis que les chauffeurs continuent d’agir à leur guise.

En d’autres termes, cette guéguerre entre Commune et transporteurs servira-t-elle vraiment à la population ? L’instauration de ce système lui profitera-t-elle ? Ou a contrario, l’abandon du projet ne changera-t-il rien ? Rien n’est sûr, si ce n’est que tout cela n’est qu’un vaste conflit d’intérêts dans lequel l’une des parties en présence sortira forcément gagnante, et où les usagers risquent, dans un cas comme un autre, de n’être que des éternels perdants.

N.R.

 

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