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Pour ta gouverne

Pour ta gouverne

Durant des mois, et ce sera encore le cas à l’approche de la présidentielle, la Ceni, à travers des ateliers périodiques, a consulté toutes les parties prenantes, la société civile, les partis politiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que la presse. Des acteurs principaux inéluctables pour la tenue de scrutins modèles et loin d’une crise post électorale. A ce sujet, chacun a émis ses propositions et ses attentes pour aboutir à une « retouche » significative du code électoral, l’un des cadres juridiques garantissant la crédibilité d’une élection censée être démocratique.

Certes, des points ambigus méritent d’être levés et mis à jour afin que tous les candidats ne soient pas traités différemment et qu’aucun privilège politique ne soit accordé à l’un deux, notamment au président candidat. A vrai dire, le code électoral devra positionner tous les prétendants sur un même pied d’égalité.  Mais quand le Premier ministre Olivier Mahafaly a annoncé à ce propos que le comité interministériel est actuellement à pied d’œuvre et que l’article 46 de la Constitution est au cœur du débat, il y a de quoi être ébahi.

En gros, ce fameux article 46 stipule clairement que le président candidat à l’élection présidentielle, c’est-à-dire, Hery Rajaonarimampianina, démissionne de son poste 60 jours avant la date du scrutin. Doit-on comprendre l’allusion ou faut-il comprendre à travers les lignes ? Car, pour l’opinion publique, les dires du PM sous-entendent une volonté de passer outre la Constitution, quitte même à modifier certains points désavantageux, susceptibles de tailler des croupières au président candidat.

Avec ce régime, tout est possible. Seulement, qui va accepter sans réagir une telle magouille flagrante ? Sous cet angle, ce comité interministériel aurait-il reçu l’ordre de revoir la copie de la Constitution? Car, dans ce sens, autant dire qu’il est sorti des sentiers battus. En toute logique, il n’appartient pas à la Constitution de se conformer à une loi, en l’occurrence le code électoral, mais l’inverse.

JR.

 

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