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Rêvons mais pas trop

Rêvons mais pas trop

L’actualité au Kenya alimente déjà tous les fantasmes des opposants africains, y compris à Madagascar. Il s’agit par ailleurs d’un fait rare pour ne pas être évoqué. En effet, alors que les partisans du  président sortant Uhuru kenyatta crient à la victoire, lors de la dernière présidentielle, après que l’organe en charge des élections a donné leur « joker » vainqueur,   la Cour Suprême kényane a rendu, vendredi dernier, son jugement annulant pour irrégularités la présidentielle, tout en ordonnant l’organisation d’un nouveau scrutin d’ici le 31 octobre.

En cause, il apparait que le scrutin n’a pas été mené en accord avec la Constitution et que des illégalités et irrégularités ont affecté l’intégrité du scrutin. Une décision qualifiée d’historique par les médias du monde d’autant que, sur le continent africain, rares sont les juges constitutionnels qui osent se dresser contre un président sortant, en dépit des irrégularités notées ici et là durant le processus électoral.

En tout cas, l’évènement a été très vite relayé par les médias  africains au grand dam des dirigeants qui continuent de verrouiller leur institution. Certains, comme à Madagascar, rêvent de voir une telle situation se dérouler dans leur pays au cas où des irrégularités seraient constatées lors des futures élections.

Sauf que, Madagascar n’est pas encore le Kenya et ne le sera peut-être jamais, que ce soit en matière d’avancée démocratique, de bonne gouvernance ou encore de respect des institutions.

Au pays du moramora, l’exception culturelle fait qu’on est unique et qu’il faudra certes rêver mais pas trop quand même. Car, si toutes les irrégularités enregistrées lors de la présidentielle de 2013 ont été scrutées de près, nous ne serions peut-être pas là où nous sommes aujourd’hui. Mais on ne refait pas le monde avec des « Si », comme on dit.

Rakoto

 

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