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Pérégrinations hebdomadaires : succession de mois difficiles

La vie ne laisse pas de répit, à la saison des pluies avec les dégâts dont elle menace, succède l’hiver austral et le froid qui malmène ceux qui hors de l’abri d’une toiture, sans  l’espoir d’un couvert pour manger, ne possèdent pas davantage une couverture pour se protéger la nuit dans un coin de rue. Pointe déjà avec Septembre le spectre d’une période de soudure, prometteuse d’un durcissement  des difficultés qui maltraitent une majorité de la population.

Ces circonstances désastreuses n’épargnent pas le pouvoir. Dès fois que les plus hauts responsables ne se soucieraient guère des malheurs du peuple, si «pacifique ou paisible» que  soit celui-ci, pareil sort qu’on lui fait à se fracasser de Charybde en Scylla à de si injustes difficultés, ne saurait être propice à une stabilité. Ça bouge ! Tel est l’unique souci de ceux qui détiennent le pouvoir.  Pourtant le pouvoir semble aveugler : face au tableau catastrophique, faisant fi de la réalité, dépourvu de toute imagination, on se laisse éblouir par le mirage d’une reconduction, seule planche de salut pour les uns, hypothèse fatale pour le peuple selon d’autres. Ce schéma tourne en boucle et jusqu’ici on n’a trouvé de solution pour en sortir qu’à déboucher sur une crise.

Accident, l’incident imprévu

L’état financier dans lequel se trouve la Jirama n’avait pas besoin de l’explosion de cette cuve de carburant au Centre de production d’Ambohimanambola, dont on venait de faire l’article pour vanter l’apport d’une production propre à soulager les besoins de consommation. Nul besoin de rapporter la polémique autour d’une insuffisance de règles de sécurité ne serait-ce que les plus basiques mesures de précaution pour que ne surviennent de tels accidents. Au-delà du malheur à avoir eu à déplorer des pertes de vie humaine, la Jirama a vite fait de rassurer l’opinion : du point de vue technique cet accident n’a aucune incidence sur la production d’énergie électrique et donc aucune interférence sur la distribution. Le public ne semble pas unanime à accorder crédit à cette déclaration, selon certains les conséquences techniques se mêleront aux autres causes de coupure qui sans être délestages se prolongent et n’aident pas à restaurer une bonne image. Les consommateurs appréhendent surtout que le coût des réparations du dégât ne vienne surcharger en douce, c’est-à-dire hypocrites pour être indolores les hausses prévues, déjà douloureuses en raison des taux musclés annoncés. Question hausse et histoire de muscles la bataille autour de la Justice n’en a pas fini avec le changement de ministre.

Hausse du ton et musculation des propos

Le changement de ministre dans le but d’éteindre le feu n’a pas atteint l’objectif. Le combat continue si l’on s’en réfère à la fréquence des interventions du Syndicat des Magistrats qui n’entendent pas baisser le ton uniquement parce que le ministre a changé. Possible que les magistrats aient mal digéré l’intervention active du précédent ministre lors des tentatives d’exfiltration dans l’affaire Claudine, mais actuellement ils rappellent que leur combat concerne des «principes» et ne s’arrêtent pas à des questions de personnes. Le remplacement de ministre est parvenu peut-être à détendre un peu l’atmosphère sans avoir toutefois réussi à l’assainir, cette initiative ne parait avoir obtenu d’effet que celui d’un coup d’épée dans l’eau. Toutefois la nouvelle ministre apporte dans la corbeille de rabibochage les signes d’une bonne volonté du pouvoir, qui semble disposé à mettre de l’eau dans son vin, et serait prêt à lâcher en holocaustes certains «protégés» qui ont commis l’erreur de s’être trop exposés. La Ministre s’est laissée en effet à déclarer qu’elle fait de ses priorités la préoccupation

de démêler le dossier du sénateur, groupie et néanmoins de son état beau-frère de Madame Claudine Razaimamonjy. Le dossier de poursuite contre ce parlementaire semble avoir glissé subrepticement sous le coude d’un puissant protecteur, par magie égale il pourrait réapparaitre privant de sa superbe Monsieur le Sénateur qui ignorant les poursuites s’est permis de narguer tout le système en participant au grand raout d’Iavoloha le 26 Juin.

Erreurs en parallèle

Conclure trop tôt sur la situation pourrait être fatal aux forces qui s’affrontent. D’un côté on aurait tort de voir dans l’actualité les signes de la fin d’un règne, et de se préparer à l’avance à la curée pour ramasser un fruit qui tomberait de lui-même. De l’autre une obsession de ne voir que des actes de déstabilisation dans des faits  qui pourtant ne surgissent que par leur seule maladresse. Bizarrement au-delà de cette peur, plus qu’à produire des efforts pour redresser la situation par trop catastrophique et conquérir ainsi un brin de popularité, inconscience et suffisance semblent pousser à battre campagne de façon précoce. Double erreur qui contribuerait plutôt à pousser à la roue sur la dérive d’une échéance prématurée.

Léo Raz

 

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