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Chronique : records différents dans le domaine sportif

Deux noms ont marqué de façon différente l’histoire du sport ces derniers jours, Neymar et Bolt. Neymar a fait l’objet d’un transfert battant le record de prix, Bolt le recordman mondial du sprint, qui même en perdant sa couronne pour sa dernière course, grâce à la noblesse de sa réaction réussit sa sortie par la grande porte et gagne davantage de sympathie et de respect . Ce n’était pas la course de trop, comme le sous-entendent ses détracteurs, c’est la plus belle course de sortie juste ce qu’il fallait pour rappeler que sa suprématie n’a pas été celle d’un extra-terrestre et ne pouvait durer qu’un temps.  Sûrement déçu comme la majorité de ceux qui ont assisté à la victoire du repentant mal-aimé Gatlin, Bolt a rarement débordé d’autant d’attention pour le public. Il n’avait pas assez de gestes nobles pour exprimer ses remerciements et surtout son respect pour le public auquel il faisait ses adieux en tant qu’athlète. Bolt a balayé toute possibilité d’exploiter du mélo autour de sa troisième place et s’en va la tête haute sous ses airs autant de gamin taquin que d’aristo désinvolte.

Moins de désinvolture autour de l’arrivée de la star brésilienne Neymar émigrant d’un club espagnol au Paris-Saint-Germain : l’orchestration d’un suspens médiatisé n’a pas tout à fait réussi à dégonfler l’inconvenance du prix du transfert. 220 millions d’euros représentent une somme dont on ne se fait idée qu’en recourant à des comparaisons. Il se trouve que presque en même temps, événement servant de sorte de référence, les élus locaux des communes de France ont exprimé leur désarroi suite à la suppression d’un crédit de 300 millions pour 2017, une somme qui même répartie, à l’évidence compte dans la gestion de chacune des quelques milliers de communes. La prétendue règle de fair-play dans les transferts de joueurs s’effrite lorsque l’on traite les sportifs d’une part comme des marchandises et d’autre part comme des salariés de luxe. Aucun rapport n’est possible sans révéler des comparaisons outrancières auxquelles aboutissent des calculs pourtant simplistes : chaque mois le PSG vire au compte de Neymar ce que gagnerait dans le même pays un ouvrier hautement qualifié pendant un siècle, et ici dans le pays un agent de maitrise durant neuf siècles. Il y a des chances pourtant que ces deux travailleurs pris en exemple applaudissent simultanément Neymar lors d’un but splendide que celui-ci marquerait. Ils auraient raison, on ne peut  reprocher à Neymar d’avoir du talent, ni de profiter du système qui entretient écarts et iniquités pour bien fonctionner.

Léo Raz

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