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Leçon rwandaise

Leçon rwandaise

Peut-on encore gagner une élection présidentielle à plus 98% en 2017 ? Apparemment oui, puisque Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, vient de le réussir samedi dernier. C’est d’autant plus hallucinant que le taux de participation avoisine les 96% pour un vote non obligatoire. Voilà un taux de popularité, matérialisé une élection gagnée haut les mains, qui fait pâlir d’envie ses homologues africains, en particulier ses voisins.

Le Rwanda vient de loin. Vingt trois ans après le génocide qui a fait plus d’une centaine de milliers de victimes, le pays fait malgré tout figure de locomotive dans cette partie d’Afrique. La Banque mondiale a indiqué d’ailleurs que  le taux de pauvreté au Rwanda a diminué d’environ 25% et les inégalités se sont réduites. Avec une croissance économique de l’ordre de 7 à 8% selon le FMI, Kigali pourrait ainsi devenir d’ici à 2020, un pays à revenu intermédiaire.

Bien évidemment, tout n’est pas parfait au Rwanda car le pays reste l’un des plus inégalitaires au monde. On a d’ailleurs beau accuser le président rwandais de despote, il n’en demeure pas moins qu’il est régulièrement invité par les universités américaines, et pas des moindres, pour évoquer le « miracle économique » de son pays. D’ailleurs, les premières félicitations suivant sa victoire viennent des Etats-Unis. Comme quoi, le despotisme peut être toléré, à condition cependant que cela mène à des résultats concrets en matière de développement.

Mais, Madagascar ne sera jamais le Rwanda et vice versa. Même si certains hommes politiques, apparemment amateurs de théories simplistes, tendent à penser le contraire en abusant l’usage de la fibre tribaliste à chaque tournant de l’histoire du pays.  La guerre civile ne sera jamais, au grand jamais, un moyen de révolutionner un peuple. Loin s’en faut.

J.P

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