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Micro-irrigation: une révolution pour faire face à la sécheresse

Micro-irrigation: une révolution pour faire face à la sécheresse

La technique de la micro-irrigation goutte-à-goutte est un système révolutionnaire dans l’agriculture face à la sécheresse. De par son nom, elle permet donc d’arroser une superficie 5 à 6 fois plus grande, pour une même quantité d’eau dans le système d’irrigation classique.

Cette technique a trouvé son origine en Inde. « Outre certaines régions des Hautes terres, cette technique commence à remporter un succès dans le Sud, en particulier à Bekily et Morondava », selon un technicien de « Patrakala », Harrison R, une entreprise qui se spécialise dans la vulgarisation de la micro-irrigation goutte-à-goutte à Madagascar.

Un système très simple car il se compose d’un réservoir connecté à un réseau de tuyaux souples PVC pour irriguer une surface de 50 m2 à un hectare. Des goutteurs sont branchés au niveau de ces tuyaux, pour guider les gouttes d’eau directement au pied des plantes.

Une technique rentable

A part le fait d’économiser de l’eau ainsi que l’abandon du système d’arrosage épuisant, la micro-irrigation goutte-à-goutte réduit largement les risques d’attaques des parasites ou des maladies des plantes.

« Sans parler de la hausse de la production pouvant atteindre 70 à 200% », a témoigné Harrison R, lors de la présentation de cette nouvelle technique, hier, à la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar (FierMada) Mahamasina. A titre d’exemple, le rendement obtenu par mètre carré dans la plantation d’oignons est de 6 000 ariary contre 16 000 ariary avec la micro-irrigation goutte-à-goutte

Hors prix

Un des freins majeurs à la diffusion d’une telle innovation auprès des petits agriculteurs est l’accès au kit de la micro-irrigation goutte-à-goutte malgré que son amortissement soit assuré, au plus, après deux campagnes agricoles.

« Pour une surface de 50m2, il faut investir dans les 120 000 ariary pour le kit, en sus du prix de la pompe qui est dans 300 000 ariary », selon les estimations du technicien de « Patrakala ». Un investissement assez considérable pour une famille d’agriculteurs nécessiteuse. De plus, les revendeurs de ces kits n’osent pas leur accorder crédit de par leur situation précaire.

Sera R

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