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Souveraineté, aime-t-on clamer

Souveraineté, aime-t-on clamer

Incontournable du lexique politique depuis l’avènement des luttes populaires, ce mot employé à tout-va par ceux qui veulent se crédibiliser, a perdu de sa valeur au fil de son utilisation abusive. Le vocable sonne comme une coquille vide donc puisque la souveraineté tant prônée n’est que l’ombre d’elle-même à la fin.

Se déclarant souverain dans les affaires nationales, les régimes successifs n’ont eu de cesse de mendier partout, et exclusivement chez son ancien colonisateur tant haï, sous couvert de partenariat, de collaboration … Les transactions menées jusqu’alors n’ont presque servi qu’à renflouer les comptes personnels de ceux qui ont été habilités à engager la souveraineté de l’Etat à contracter ces dettes. Et l’on peut toujours lever aisément la tête sous le poids des dettes morales engendrées par la reconnaissance envers ses prêteurs. Les aides s’infiltrent jusque dans le domaine très délicat de la défense nationale où des coopérants étrangers à la compétence douteuse se succèdent dans les coulisses des saints des saints de la stratégie militaire. L’armée, truffée d’une nuée de généraux du pays, dit souverain, dépend des conseils de ces moins gradés mais bardés  seulement du qualificatif de conseillers étrangers pour être crédible et dicter leur désir aux supérieurs autochtones qui n’ont que leur souveraineté.

Le mal s’étend même dans le domaine sportif où les fédérations se targuent d’une immunité sans nom pour narguer les responsables étatiques qu’ils menacent d’ingérence à chacune de leur  intervention. Souverain dans son département, l’actuel ministre des Sports en a fait les frais en s’opposant aux décisions de la Malagasy rugby qui lui tient tête sans qu’il puisse bouger le petit doigt dans ce pays souverain où les dirigeants sont souverains. Ah ! Souveraineté, quand tu nous tiens…

Manou

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