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Noêly Sakelidalana: «Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise musique…»

Noêly Sakelidalana: «Il n’y a pas de bonne  ni de mauvaise musique…»

Sakelidalana, un nom qui résonne encore aujourd’hui et signe la «success story» du sextuor malgache le plus connu de sa génération. Atteint de cécité, Noely, le ténor du groupe, perpétue la tradition du «Bagasy» à travers ses nouvelles compositions et ses multiples tournées aux quatre coins de la Grande île.

La grandeur d’un être ne se mesure pas à sa hauteur. Une expression qui trouve toute sa signification comparée à la carrière de Tyd Noël Robiaritovo ou tout simplement  Noely kely  pour ses inconditionnels admirateurs. Tailleur de profession et malgré son âge, Noely ne cesse toujours de séduire par le timbre de sa voix aigüe et veloutée.

«J’ai fait mes premières armes auprès de Stanislas Rakotozanany en 1965, à 13 ans. Après chaque  partie de foot dans les rizières, on chantait du vakisova. C’est là qu’il m’a repéré et proposé d’intégrer sa troupe de Vakodrazana.  C’est à Antsahamanitra que j’ai fait mes premiers pas en tant qu’artiste, en partageant la scène avec Ny Railovy», se remémore-t-il.

«En 1979, la troupe s’est dissoute. A l’époque où notre morceau intitulé Voahangy est sorti, c’est le mot «Sakelidalana» dans la chanson qui a été le plus retenu que le titre lui-même, nous  avons décidé de le garder comme nom du groupe depuis 1980».

52 ans de scène

«Stanislas Rakotozanany était à la fois artiste et journaliste accompli, il m’a inculqué les valeurs culturelles malgaches. Ce qui se reflète dans ma propre musique», selon Noëly.  Cela fait bientôt maintenant une décennie qu’il vit avec la cécité, ce qui ne l’a toutefois pas empêché de poursuivre sa carrière artistique. «Les deux plus belles choses qui me soient arrivées dans ma vie sont ma première tournée en France à l’occasion du festival de la Francophonie et mes deux adorables petits-enfants».

Du haut de ses 60 piges, Noely a déjà collaboré avec une ribambelle d’artistes pour ne citer qu’Abel Ratsimba, Volatiana et Bodo. Il va marquer d’une pierre blanche ses 52 ans de scène, ce dimanche, au palais des Sports et de la culture Mahamasina.

«Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise musique, mais seulement la musique, dans la neutralité des notes, des rythmes et des portées qui la composent. Ceci étant, les paroles constituent le seul défaut de la musique actuelle parce qu’il faut rappeler que nous faisons partie de l’époque où la censure fait rage, et même prononcer le mot chien dans les paroles est interdit».

Avec une discographie qui se résume en trois albums, Sakelidalana est resté fidèle au «Bagasy». Le groupe s’est maintes fois reformé et porte actuellement le nom de Noely Sakelidalana, composé de Richard, l’ancien bassiste du groupe, Noely et son fils unique.

Joachin Michaël

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